Et nous y voilà, nos derniers coups de pédale sont derrière nous, nous sommes arrivés à destination, chez nous auprès de nos familles et de nos amis.
Nous avons croqué le monde et la vie à grands coups de pédale, une année à voir défiler le monde sous nos roues,

Une année remplie de coups

Des coups de pédale et des coups de bus
Des coups de tête et des coups de fil
Des coups de fatigue et quelques coups de jus
Des coups de cœur et des coups de foudre
Des coups du sort et des coups de chance
Des coups de chaud et des coups de froid
Des bons coups et quelques mauvais
Des coups de génie,
Des coups de folie
Des coups de main et des coups de pouce
Des coups de vent mais pas de coups de feu
Des coups de barre et des coups de rouge
Des coups dur et des coups de mou
Des coups de pompe et des coups de sang
Des coups de soleil et des coups de tonnerre
Et une chose est sûre, cela en valait vraiment le coup !

Un immense merci à vous tous de nous avoir suivi et accompagné durant notre périple. Notre (future) porte de notre (futur) chez nous haut savoyard vous est désormais grande ouverte afin que vous puissiez venir nous raconter votre année, ou juste boire un coup !

Aurélie et Jean

(En espérant que ce retour ne soit pas pour nous synonyme de coup de blues !)

Après la traversée du Pays Basque et du Gers, nous sommes arrivés vendredi soir en terre connue à Toulouse! Nous pensions que les derniers kilomètres seraient une formalité mais ce fut loin d’être le cas car dans ces coins de France pour nous jusque-là inconnus ça monte et ça descend sec (pas loin de 1500m de dénivelés sur les deux derniers jours!). Heureusement la route fut ponctuée :
– de bivouacs pittoresques, enfin pas tous car après le refus d’un paysan face à notre demande pour dormir dans son champ nous avons atterri à l’arrière d’un Aldi en pur mode manouche,
– de pique nique pantagruélique à base de cochonnaille en tout genre, de fromage et de pain frais (et de chocolat),
– d’étape chez la famille pour se ressourcer (merci Laurie et Jean-Jacques),
– de rencontres fort sympathiques ( et oui il y a tout de même des gens chouettes même dans notre pays!),
Mais aussi :
– de vent de face, on ne change pas les bonnes habitudes,
– de crevaison,
– et d’un bon orage accompagné d’un petit déluge comme réveil matin.
Bref même si la fin se fait en douceur, le voyage continue encore et nous apporte toujours son lot de surprises quotidiennes.

Nous avons été rejoint vendredi par Guillaume et André qui ont fait la route avec nous jusqu’à Toulouse, une journée bien sympathique où les kilomètres ont filé tout seuls sans qu’on s’en rende compte. S’en sont suivis deux jours en famille avec au programme apéro,
jeux dans le jardin, bataille dans la piscine, juste du temps pour profiter d’être ensemble. Merci Guillaume, Steph, Paul et Emma, c’était trop cool!

Demain nous reprenons la route direction Carcassonne où nous avons rendez vous cette fois avec la famille Enjalbert pour quelques kilomètres le long du canal du midi.

A bientôt (peut être en chair et en os)

Et oui nous voila de retour au pays!! nous avons passé la frontière hier en début d’après midi et sous une pluie battante, on ne savait pas que le changement climatique avait été si important en un an, on se serait cru au plein cœur de l’automne!! Notre passage en terre espagnole est donc déjà terminé, il fut bref mais nous avons tout de même eu le temps : de goûter à une bonne paella, de passer une chouette soirée chez un warmshower, d’assister à des fêtes basques, de manger du chorizo, de découvrir l’univers du chemin de Saint Jacques , ses pèlerins, ses auberges (où on vous met à la porte à 8h du matin!) et de monter et descendre toujours face au vent dans les vallons du Pays Basque.

Nous étions contents d’arriver hier chez les parents d’Hélène pour un repos bien mérité après 12 jours de vélo non stop, nos (gros) muscles réclamant tout de même un peu de répit. Nous voilà donc pour deux jours près de Bayonne qui ne seront pas de trop pour se remettre au goût du jour de tout ce qui s’est passé pour les uns ou pour les autres pendant notre absence, Hélène s’en charge avec brio pour nous faire rattraper notre retard!

Le retour jusqu’à Montpellier se fera en douceur à coup de petites journées de pédalage et pause dans la famille.

A très bientôt maintenant.

Et oui, c’est déjà la fin qui pointe le bout de son nez. Nous voici désormais en Espagne, nième et dernier pays sur notre liste déjà bien remplie.
Après nos quelques jours passés dans la capitale portugaise, nous avons repris le guidon direction Porto.
Pour être tout à fait honnête, nous avions un peu idéalisé (pour ne pas dire fantasmé) ce retour en France par le Portugal et l’Espagne lors de nos bivouacs poussiéreux en Amérique du Sud. Soleil, mer, porto, tapas, route plate, pour un peu le vélo allait avancer tout seul ! Bon dans les fait, ce Lisbonne Porto a plutôt était du style: « au Portugal, on pédale encore pas mal ». Un peu plus de 400km en 4 jours pour ne pas être en retard avec notre rdv warmshower, pour 270 annoncés sur notre belle carte généreusement offerte par l’office de tourisme de Lisbonne (bon ok c’était pas trop une carte d’état major en fait, mais c’était gratuit…). Du coup une journée de pause s’imposait, le temps de visiter les caves et la ville, sous le crachin.
Alors si votre concierge est aux abonnés absents ou si votre maçon vous a posé un lapin au mois d’aout, rassurez vous, ils vont bien. ils sont sans doute rentrés au Portugal, parce que nous n’avions jamais vu autant de voitures française ailleurs que en France. Nous nous demandions par moment si nous n’y étions pas déjà vu le nombre de français que nous croisions dans les super marchés Leclerc (enfin on ne va pas se plaindre car nous avons pu du coup regoûter aux joies du saucisson, de la choucroute et du fromage deux semaines avant la France !) Mais si les portugais sont doués avec leurs mains, ils le sont encore plus avec le cœur. Cela faisais longtemps que nous n’avions pas connu pareil gentillesse. Et même si le portugais s’improvise plus difficilement que l’espagnol ( rajouter des a et des o à la fin des mots et rajouter des cheu partout ne donnait pas les résultats escomptés), ils trouvaient toujours un moyen de parler avec nous. Après on se demande un peu si nos t-shirt ne commencent pas à un peu accuser le coup après un an de service, un portugais attendant le bateau avec nous nous ayant donné deux t-shirt neufs…
Mais le Portugal c’est déjà derrière nous et nous sommes désormais en prise avec le vallon espagnol et les pèlerins de saint Jacques. Et si nous craignions un peu avoir chaud, nous voici désormais rassurés avec un thermomètre à 8°c il y a deux jours au réveil à 8h30 !

Cap désormais sur Bayonne d’ici la fin de semaine pour nos dernières aventures à l’étranger. Encore pas mal de km qui nous attendent et du coup ce sera sans doute 12 jours de vélo non stop pour ne pas être en retard encore une fois .
Une fin sur les chapeaux de roue donc mais après notre passage dans les Andes, nous sommes désormais prêts à tout !

A bientôt

Aurelie et jean

Nous voilà à Lisbonne depuis trois jours déjà! Chaleur, grand ciel bleu, ambiance farniente, le contraste est fort avec l’hiver de lAmérique Latine que nous quittons.

Mais revenons un peu en arrière. De retour de Quito, nous avons passé notre dernière journée à Lima en compagnie de Nils (le gardien de Razmot). Entre achat des cartons pour emballer Razmot pour le voyage, visite des Huacas (site archéologique) autour de Lima, ballade dans le centre-ville, la journée a été bien remplie et la nuit plutot courte avec un lever 3h30 du matin pour le départ pour l’aéroport en mode manouche avec carton, papier bulle et plastique transparent chargés sur Razmot (un peu plus et pas besoin de prendre l’avion, un peu de vent et on s’envolait direct comme ça!)

Nous sommes devenus experts en emballage de Razmot et en moins de 2h nous avons fait un énorme paquet de 2m de long à coup de carton et de plastique transparent sous l’oeil incrédule des autres voyageurs. Nous pensions notre monture bien à l’abris (il n’avait jamais été aussi bien emballé) mais c’était sans compter les grosses brutes qui s’occupent des bagages. Nous avons eu la mauvaise surprise de découvrir à l’arrivée un énorme creux sur le cadre (du à un choc qui a du etre sacrément rude!) et le porte-bagage avant bien tordu. Rien qui ne puisse nous empecher de rouler mais tout de meme nous sommes bien deçu de l’etat actuel de Razmot suite à ce trajet et du manque de soin avec lequel il a été traité, c’est plutot scandaleux!

Nous sommes donc de retour en Europe. La chaleur, les touristes en petites tenues, le calme, les petites ruelles pavées, les restos en terrasse, les super-marchés ( le saucisson, le fromage!!!!), les euros, autant de chose que nous retrouvons d’un coup et le choc est plutot brutal, nous nous sentons un peu déphasés, l’impression que le voyage prend fin avant l’heure et de façon violente. Autant le départ s’était fait en douceur, autant le retour est assez rude. Mais l’impression est vite passée et rapidement nous profitons des petits avantages retrouvés : l’eau potable au robinet, les crudités, les longues soirées d’été. Grasse mat’ (après le rythme intensif en Equateur), visite de la ville, cours de cuisine sont au programme de ces quelques jours dans la capitale Portuguaise. Nous avons plus l’impression d’etre en vacances pour queques jours qu’en voyage depuis des mois mais la reprise du vélo demain va nous remettre dans le bain! Prochaine pause à Porto dans quelques jours (meme si nous n’avons pas attendu d’y etre pour en deguster!!)

A bientot.

Et voilà, le compte à rebours pour le retour en Europe a commencé, nous quitterons l’equateur dans quelques minutes après 15 jours bien remplis en compagnie de Thibault.

Deux semaines sans coups de pédales mais pas sans efforts avec de belles balades au milieu des volcans et de la verdure, le plus souvent à plus de 3500m d’altitude. Après nos semaines passées au milieu de l’altiplano aride et minéral, cette parenthèse verte fut la bienvenue.

Si nos yeux et nos gambettes furent comblées, nos estomacs ne sont pas restés sur leur faim avec le triptyque habituel riz poulet patates, mais aussi avec de savoureux jus de fruits frais mais surtout grâce à l’hornado, un cochon mariné dans la bière et rôti entier !

Côté montagne, les choses furent un peu plus compliquées. Malgré nos efforts, nous avons du passer par des agences et utiliser des guides faute de quoi l’accès aux parcs nous aurait été interdit. L’organisation fut pour ainsi dire locale avec des refuges fermés, pas de tente, bref pas mal d’impro a 4800m. Notre premier choix fut le chimborazo, mais malgré un départ canon à 23h (et un levé record à 22h) , nous ferons finalement demi tour à 5800m un peu avant 3h du matin à cause de plaque avalancheuse nous barrant le chemin. Nous rentrerons du coup au camp de base à 5h du matin sans avoir aperçu quoi que se soit de la montagne ! Notre tentative sur le cotopaxy deux jours plus tard sera elle aussi synonyme de levé canon avec un réveil à 20h mais sera par contre couronnée de succès. Enfin bon encore une fois nous ne profiterons pas trop du paysage puisque nous toucherons le sommet un peu avant 5h, dans le noir complet. Merci aux guides qui avaient un peu sous-estimé notre état de forme (et un peu surestimés le leur puisque nous avons bien cru que l’un des guides n’arriverait pas au sommet !).

Direction donc Lima d’ou nous repartirons dans 36h direction Lisbonne pour boucler la boucle commencée il y a déjà plus de 9 mois.

A bientôt donc pour de nouvelles aventures et de la morue.

Aurelie et jean

Nous voila donc en Equateur pour une petite quinzaine de jours en compagnie de Thibault (Jean est ravi d’avoir enfin quelqu’un avec qui boire des bieres!!). Et le moins que l’on puisse dire c’est que la decouverte de ce nouveau pays est plutot une bonne surprise. Les equatoriens sont aussi sympas que les argentins et les prix aussi mini qu’en bolivie, c’est le combo gagnant, le pays parfait pour voyager.

Apres la visite de Quito nous avons commence le planning d’acclimatation de Thibault (apres 2 mois passes a plus de 3500m pour nous ca va a peu pres) par un circuit de deux jours dans les montagnes surplombant la ville et l’ascension de deux volcans a 4700m, un bon debut.

Un bus de nuit nous a ensuite amene a Cuenca, visite d’une fabrique de panama, des marches, du centre ville classe, la journee d’hier a encore ete bien remplie. Aujourd’hui balade a 4000m dans la region des 200 lacs avant de partir pour l’ascension du Chimborazo, du moins si nous arrivons a trouver un guide car pour des ascensions a plus de 5000m c’est obligatoire et pour le moment malgre tous nos efforts pour en degotter un, c’est chou blanc!

Nous decouvrons les joies du voyage back packer : sac a dos, bus, hotel. Ca nous change bien de notre routine avec Razmot.

A bientot.

Et bien voilà, après un peu plus de 10 semaines sur les routes d’Amérique du sud, nous avons finalement gagné Lima hier.
Une fin toute en douceur avec un peu moins de 250 km en 4 jours histoire de profiter un peu de la cote et de faire le lien avec la côte portugaise qui nous attend gentiment.
La route menant à Lima n’était malheureusement pas inoubliable avec beaucoup de trafic routier et beaucoup de déchets. Les péruviens operant le tri sélectif à ciel ouvert. Ainsi les bouteilles plastiques se trouvent plutôt sur le premier metre de bas cote, puis viennent ensuite les couches sales, les emballages et les bouteilles de bière (vides malheureusement) qui devancent les déchets plus lourds pour arriver jusqu’aux gravats. Les gravats servant à attraper les sacs plastiques pour qu’il ne senvollent pas , habille  ! Bref par endroits ça faisait un peu centre Demeter à ciel ouvert mais bon il y avait la mer, que nous n’avions pas vue depuis quelque temps tout de même…
Nous avons même eu la chance de pouvoir découvrir un espace d’expression libre du pérou: l’autoroute.
Alors déjà, si vous cherchez un panneau indiquant une limitation de vitesse sur l’autoroute, cherchez bien parce que nous ont en pas vus. En fait c’est un peu comme à la nouvelle star: « Tu donnes tout ce que tu as »! Donc pied au plancher pour tout le monde, si ça ne passe pas à gauche, coup d’oeil à droite et hop petit cadrage débordement avec cligno à gauche et dépassement par la droite. (La technique du cadrage débordement s’exerçant également en ville avec en bonus un petit coup de klaxon histoire de fêter ce beau geste de rugby comme il se doit)
En fait, l’autoroute péruvienne c’est un peu le Benetton de la route: tout le monde a sa place. Voitures, camions, bus mais aussi tracteurs, niveleuses et autres engins de chantiers, vélo, troupeaux de chevre (avec leur berger svp) et même joggeurs (veridic, dimanche nous avons croisé des joggeurs trottinant gentiment sur la bande d’arrêt d’urgence ). Et lorsque vous vous présentez à un péage menant sur l’autoroute avec un Razmot chargé, un policier vous demande juste de passer par le petit chemin longeant le péage pour rentrer sur la bretelle d’accès, parce qu’il y a des règles quand même hein.
Au moins ça simplifie l’entrée sur Lima qui comme toute grande ville nous a gratifié de belles 2 fois 5 voies à échangeurs (mais bon maintenant on est rodés, après la cession à Guangzhou c’était « de la gnognote » comme dirait Aurelie).
Beaucoup de déchets mais aussi beaucoup de rencontres : après un premier Warmshower juste avant Lima, nous avons enchainé avec un deuxième à Lima même, avant de confier Razmot à un troisième pour notre séjour en équateur !
Le compte à rebours pour Quito a donc commencé et il ne nous reste plus que deux jours pour finaliser nos réservations d’avion pour l’Europe, prendre nos cours de cuisine, visiter Lima et metre Razmot a la diet. Nos duvets en plume et nos doudounes étant un peu surdimensionnées pour le Portugal au mois d’aout, nous allons nous délester d’un maximum d’affaires avant notre dernière étape estivale (merci thibault pour ton aide,  ton deuxieme bagage ne sera pas trop !) Nous restera alors à enchainer notre retour sur la capitale péruvienne avec le retour en Europe, la destination d’arrivée étant peut-être sujette à un changement de dernière minute.
Alors a bientôt pour un nouveau pays (et dans un nouveau pays)!
Aurélie et Jean

Nous vous avions laisse (il y a deja un petit moment) a Cusco avec devant nous un sacre programme : pas moins de 7 cols a plus de 4000m. Nous etant deja frotte aux petites cotes des Andes, nous avons trouve plus sage de n’en faire qu’un dernier, ce qui nous amenait en 3 jours a Abancay. Nous avons passe ce col a 4500m sereinement avec pour seuls incidents a deplorer deux attaques. La premiere, de moucherons piquants : plus vicieux que des moustiques car on ne les sent absolument pas, et pire car ils s’acharnent, resultat plus de 15 piqures sur moins de 5cm2 de peau,  on a laisse tombe le decompte total, il y en avait trop! La deuxieme de nos chers amis les chiens. C’est depuis notre arrivee en Amerique Latine un evenement recurant rythmant nos journees de pedalage mais cette fois-ci, malgre les tirs affutes de Jean, l’un d’eux a reussi a croquer une de nos saccoches! Pas de trou dans mes culottes ou de shampoing perce dans la bagarre mais une belle entaille qu’il va falloir rafistoler pour retablir l’etanchaite de la saccoche.

Nous voila donc a Abancay ou nous avons pris un bus pour rejoindre Ayacucho : 10h de trajet pour parcourir 400km, nous vous laissons imaginer le denivele que nous avons evite! Entre la conduite sport du conducteur, les montees, les descentes et les lacets de la route, ce ne fut tout de meme pas une partie de plaisir, ni pour l’estomac de Jean, ni pour Razmot dont un pneu a ete bien entaille pendant le transport sur le toit.

Mais enfin nous etions a Ayacucho, les difficultes derriere nous et au programme la descente des Andes. Fini le froid, l’altitude, bonjour la chaleur et le plat. C’etait nous rejouir bien vite car en fait il nous restait pas un mais deux cols a passer avec parmi eux pas moins que notre record d’altitude avec Razmot soit un col a 4750m (et oui presque le mont blanc a velo, d’ailleurs nous y reflechissons pour notre retour, histoire de garder l’entrainement!!). Les 3 jours pour rejoindre la cote se sont donc transormes en 5 jours, a coup de 1000m de deniveles positifs par jour, 3 nuits sous la tente au milieu de nul part (ou plutot si, des lamas et des bergers ne parlant que Quechua). Doudoune, bonnet, collant et vent de face etant bien sur de la partie. Bref, encore de sacres souvenirs pour finir notre periple dans les Andes.

Mais ca y est, apres 180km de descente (meme pas eu besoin des freins, merci le vent), nous avons rejoint le plancher des vaches. Le compte a rebours est lance, J-4 avant l’arrivee a Lima. Les billets d’avion sont pris pour Quito, Thibault, l’Equateur, on arrive! Et oui, trop facile le voyage dans la chaleur et le plat, on prefere le froid et les hauteurs, c’est quand meme beaucoup plus rigolo, du coup on repart dans les montagnes!

A bientot

 

PS : pour l’explication du titre, abra signifie col (meme si ca ne correspond pas a ce que dit word reference)

PS2: Nouvelles photos du Perou en Ligne et une petite video de marche !

 

FILE0027 from Aurelie et Jean on Vimeo.

Bonjour a tous,

nous voici donc a Cuzco (juste apres Puno et avant Ayacutcho pour la rime) après une semaine complète passée sur la route. Une semaine bien remplie donc avec tout d’abord les retrouvailles avec le Pèrou que nous avions quitte il y a 9 ans après un mois de projet compa (mémorable il faut bien le rappeler).

Ces retrouvailles nous ont permis de constater que les péruviens n’ont rien a envier aux vietnamiens en ce qui concerne l’utilisation du Klaxon et leur capacités au pilotage. Ça klaxonne donc a qui mieux mieux toute la journée et en même temps il vaut mieux. Parce que soyons honnêtes, les péruviens conduisent vraiment comme des savates ! Ainsi doubler en cote en virage sans visibilité est un acte parfaitement banal auquel chaque conducteur Péruvien s’adonne quotidiennement ( on comprend mieux leur ferveur religieuse, parce que faut forcement bien croire en une vie après la mort probable a contre sens).

Et du coup nous avons eut droit a notre première grosse grosse frayeur du voyage. Un bus venant en sens inverse et doublant un camion (normal) a eut la genialissime idée d’exploser un pneu juste avant de passer a cote de nous alors que nous étions en train de discuter avec un cyclo allemand sur le bas cote. Alors soyons honnêtes c’est passe près, très très près même mais c’est passe … On mettra quand même un p’tit cierge a l’Église un de ces quatre.

Le passage au Perou nous a également permis de retrouver un peu de chaleur humaine car il faut bien le reconnaître, les boliviens ne sont pas les gens les plus acceuillants que nous ayons eut l’occasion de rencontrer au cours de notre voyage. C’est donc le retour des gens curieux, des « ¡ Ola ! », des « ¡ gringos ! » et des commerçants un minimum commerçants (parce que il faut bien l’avouer nos cher amis boliviens ne sont pas des pro des relations commerciales loin de la).

Et quoi de mieux pour constater cette gentillesse péruvienne qu’un petit arrêt warmshower. Une bien belle soirée passe en compagnie de Giovani notre hôte du soir a Juliaca qui en plus de nous avoir offert le gîte et le couvert nous a également livre quelques secrets de la cuisine péruvienne (dont la fameuse patchamanca). Ça risque d’être un peu technique au réchaud mais il nous tarde de tester ça !

Aujourd’hui fut donc consacre au nettoyage des affaires (accusant près de 10 jours de route, on vous laisse imaginer l’odeur…) et a la visite de Cuzco qui ne semble pas trop avoir change depuis notre dernier passage. Mais surtout a du repos avant d’attaquer la dernière grande difficulté cycliste du voyage : 600 kde route et de pistes pour rejoindre Ayacutcho avec surtout 7 cols dont 4 a plus de 4000m avec des redescentes a 1900m … bref du dénivelle comme il faut.  Tout ceci avant de retrouver le plancher des vaches et la cote pacifique nous menant droit a Lima qui déjà pointe au loin !

A bientôt donc pour de nouvelles aventures en montée.

Le camino de la muerte a été descendu avec succès sans dérapage non contrôlé dans le fossé, mais heureusement que razmot était resté au garage car ça secoue pas mal! Le Huana potosi c’est dans la poche aussi et au final les préparatifs ont été presque plus rudes que l’ascension entre le loueur de matériel fermé la veille du départ et un gardien de refuge qui nous pose un lapin! Heureusement il en fallait plus pour décourager 4 insaiens sur motivés pour ne pas passer une nuit à la belle à 5100m! Quelques coups de tournevis, un peu d’acrobaties et hop nous voilà rentrés par la fenêtre pour passer la nuit au chaud! Et oui vous avez bien lu 4 insaiens car les deux français qui nous accompagnaient se sont révélés être de l’insa de Lyon! Le monde est petit!
Le programme étant bouclé il nous a bien fallu repartir de notre casa douillette et si chaleureuse. Nous avons donc repris la route mercredi direction les bords du lac titicaca qui sert de frontière entre la Bolivie et le Pérou.
Aujourd’hui nous avons passé la journée au soleil à la isla del sol, pas de voiture, plus de lama, le paysage change radicalement avec ce que nous avons eut dernièrement (des cailloux principalement), un peu plus et on se serait cru sur la côte méditerranéenne!
Demain nous passons au Pérou dernier pays où nous allons pédaler en Amérique du Sud. Direction Puno, Juliaca, Cusco avec au programme encore des casa de cyclista et des warmshowers…
A bientôt

Ca y est, nous voici arrives a La Paz. Notre nouvel ami : le vent, nous a tenu compagnie pendant les trois jours de velo pour aller d’Oruro a La Paz. Ce monsieur etant plutot leve tard (aux alentours de midi), nous avons decale notre journee pour pouvoir rouler tranquilement sans lui le plus longtemps possible.

La longueur des etapes etant un peu aleatoires en fonction de la fatigue, du denivele, de la force du vent (et de l’age du capitaine!) nous avons atterri au petit bonheur la chance (enfin pas toujours) dans des petits villages repartis le long de la route.

Pour le premier soir, malgre notre insistance aupres du conseil municipal en grande reunion dans la ‘casa de govierno’ (en grande tenue poncho et boule de coca en bouche), nous avons eu droit au terrain vague devant l’eglise pour planter la tente. Reveil frisquet a -2 degres le matin, nous avons assiste en direct aux debarbouillages des enfants sur le pas des portes a coups d’eau froide vivifiante administres par leur maman (le village n’ayant pas d’eau courante). Ces dernieres doivent connaitre le secret des mamans cambodgiennes car ici aussi les uniformes sont blancs immacules malgre la poussiere ambiente (nous paraissons bien sales a cote d’eux!).

Le deuxieme jour, nous avons pousse 10km plus loin pour trouver un hotel et ne pas renouveler l’experience de la veille (on est des durs mais pas trop quand meme!)

Et le troisieme jour, nous voici a La Paz. Arrivant par le haut de la ville nous avons pu l’admirer, accrochee sur la montagne, impressionnant!800m de denivele entre le haut et le bas, autant dire que ici on monte ou on descend mais on ne va jamais a plat. J’ai bien cru que j’allais passer par dessus Jean quand nous sommes descendus dans la ville, les freins a fond, Razmot filait encore a vive allure a tel point que nous avons fait fondre la piece en plastique permettant le reglage des freins a disque! ca a chauffe dur! En parlant de casse, le bricolage realise en Chine pour relier la fourche au porte bagage avant a, elle aussi, rendu l’ame (trop de pistes en Bolivie!).

Voila donc Razmot en piteux etat, il a grand besoin d’un check up complet et d’un nettoyage (il est toujours couvert de sel), et Jean d’un peu de repos car si de mon cote la sante va mieux, les microbes s’en font une nouvelle chez Jean!

Nous avons decouvert la maison du bonheur a La Paz, j’ai nomme la Casa de Cyclista qui accueille tous les cyclistes de passage a La Paz. Nous sommes donc dans une espece de secte ou ca parle voyage, route, bon plan, itineraire, matos, velo et tous ca en francais, allemand, anglais,… Une super ambiance dans laquelle on a plonge direct en commencant le soir de notre arrivee par un repas crepe auquel nous avons contribue en faisant un caramel au beurre sale maison (merci Camille) qui a fait sensation!

Au programme des prochains jours donc repos, soins en tout genre pour Razmot, descente du fameux ‘Camino de la muerte’ (avec Razmot s’il vous plait!) et une petite grimpette au Huana Potosi (6000m et des brouettes) pour rester en forme.

A bientot

PS: Pour P.E desormais A.S a goutte aux tripes, coeur, rognon, et mamelle!

PS2: Photos de la Bolivie en ligne avec Jean et ses bas!

Toujours de belles rimes dans nos titre il faut dire que nous avons eut un peut le temps de méditer dernièrement (tout en poussant notre chère monture). Grosso modo, nous avons eut assez de vent de face pour boucler deux vende globe et une ou deux transat en plus. Donc histoire de gagner en lisibilité nous omettrons délibérément de mentionner ce fait dans la suite du billet du jour (ça nous évitera aussi quelques savoureux gros mots…).

Alors après une journée bonus de repos a Uyuni pour cause de grippe pour Aurelie malgré notre régime doudoune et collans Merinos, nous nous sommes finalement élancés en direction du Salar dans la joie et la poussière afin de pouvoir enfin fouler le sel immaculé.

Dans un premier temps, notre assaut en direction de l’île d’Inca Huasi fut grandement facilité par les marques laissées par les 4×4 sur l’immensité blanche. En effet, les boliviens ont du prendre des cours chez les Vietnamiens de la baie d’Along et tous les 4×4 partent a peu près en même temps en prenant a peu près le même chemin. Du coup un peu comme le petit poucet il nous a suffit de suivre les traces de pneu dans le sel pour gagner la fameuse île qui est apparue au km 40 mais qui n’arriva qu’au km 72 ( forcement quand tout autour est plat, impossible de mettre quoi que ce soit en perspective et tout semble a cote de vous).

Nous avons alors pu passer la nuit dans du dur sur l’île (privilège réservé exclusivement aux voyageurs a vélo !) et profiter du coucher de soleil sur le salar alors que les 4×4 rentraient gentillement an port. Et nous avons également eut le loisir de se balader le lendemain matin sur l’île avec pour seuls compagnons les cactus et le vent (je sais j’avais promis de pas en parler, désole ça m’a échappé.).

Le lendemain nous avons rejoint la terre ferme plus au nord a Jirira non sans la traditionnelle cession photo sur le salar et ses fameuses mises en perspective.

Bon c’est bien jolie tout ça mais c’est quand que on galère dans toute cette histoire ? Patience nous y voila Donc le lendemain, nos réserves de nourriture étant épuisées (il nous est matériellement difficile de transporter plus de 3 jours de vivres dans nos sacoches déjà bien remplies), nous nous sommes mis en route en direction de Salinas de Garci Mendoza a 40 km ou nous comptions (notez le « comptions ») faire une pause pic nique avant de continuer. Et  la route longeant le salar étant bien sablonneuse, nous avons opté pour la solution Salar (sans la moindre trace de pneu cette fois, la partie nord du Salar ne faisant pas partie des tours organisés). Et c’est la que tout a basculé. En effet la partie nord du salar est plus humide et du coup au bout de deux heures alors que nous étions bien a 15 km de la berge, Razmot a eut la brillante idée de se transformer en brise croûte de sel. Et oui 180Kg sur deux pneus ça fait beaucoup pour une fine couche de sel couvrant de la terre humide. Du coup plus moyen de rouler et nous nous sommes donc mis a pousser…à 5km/h on vous laisse deviner le temps qu’il nous a fallu pour rejoindre la berge et sa délicieuse piste pleine de sable …

Bref une matinée qui s’est finalement achevé a Salinas de Garci Mendoza a 16h30 complètement lessivés et affamés!

Du coup, vu notre état, celui de la route et du vent, nous avons finalement opte pour la solution bus et avons gagné le lendemain Oruro (et vu les pistes que nous avons traversée nous n’avons pas du tout regretté notre choix.)

Cap désormais sur la Paz pour quelques jours de pause avant d’attaquer la suite de nos aventure andines !

 

A bientôt

 

Aurelie et Jean

 

Ps: dernières photos d’Argentine disponibles, la Bolivie bientôt !

Nous avons passe la frontière le 25 mai dernier. Cela fait donc une petite semaine que nous découvrons un nouveau pays, la Bolivie. Le moins qu’on puisse dire c’est que les conditions de pedalage pour des petits cyclistes comme nous sont plutôt dures : dénivelés, pistes, vent, altitude, froid,… rien ne nous est épargné. A début, tout se passait bien, nous avons atteint Virrazon, ville frontière peu intéressante mais qui nous a permis de ‘faire connaissance’ avec ce nouvel environnement ou

– les femmes portent fièrement chapeau melon et tresses ainsi que jupes et tissus hauts en couleurs,

– il est possible d’acheter des couches a l’unité ou des petits pois a la douzaine déjà écossés prêts a grignoter,

– on peut manger ‘un porcion’ = poulet + frite + riz + pâte pour 1.5 euros,

– les gens vendent, achètent et portent des bonnets, pulls et chaussettes en poil de lama,

– ils arrivent a immobiliser la moitie gauche de leur bouche pour pouvoir vous parler avec une boule énorme de coca dans la joue

– ils empilent couche sur couche pour se protéger du froid (contrairement aux Nepalais qui se baladaient en tongue!)

Bref, nous découvrions de nouvelles coutumes, de nouveaux paysages et nous étions contents. Et puis naïvement nous nous sommes lances, confiants, sur la piste reliant Tupiza a Uyuni, 208km prévu en 3 jours. Le problème c’est que notre carte oubliait de mentionner le dénivelé, de 2900m nous sommes passes a 4200m! Autant dire que nous avons oublie le pedalage pour passer au poussage. Activité hautement positive pour nos petits bras atrophiés mais beaucoup moins rapide au vue des 55kg de bagages + 23kg de poids propre de notre chère monture. Nous avons ainsi atteint notre record journalier : 26km avec une moyenne de 7.5km/h! A 2 jours et demi de ce rythme la, la descente et le plat ne pointant toujours pas le bout de leur nez, nous avons décidé de finir le chemin en bus. Nous avons ainsi découvert d’autres aspects de ce nouveau pays :

– il est possible de rencontrer un gars perdu au milieu de nul part, sans aucune maison a l’horizon, et qui attend le bus au bord de la route

– il est possible de dormir sous la tente a 4100m d’altitude dans un village fantôme rempli de crottes de lama quand en fin de journée tu te retrouves nez a nez avec une série de lacets  qui montent au ciel

Mais nous avons aussi pu voir des paysages grandioses, des montagnes de toutes les couleurs, de étendues immenses (car nous avons atteint le plat tant attendu finalement) ou toutes les couleurs sont au rendez vous : rouge des montagnes, vert des arbustes, jaune de l’herbe rase et bleu du ciel. Et au milieu de tout ça quelques maisons au mur de terre et des troupeaux de lama (animal très sympathique et très bon aussi, les côtelettes de lama, un vrai régal!) 

Le plat retrouve, nous avons hâte maintenant de pouvoir rouler au milieu de ces paysages fantastiques. Au programme des prochains jours, la traversée du salar d’Uyuni (le désert de sel) mais nous ne ferons pas avoir deux fois, nous allons tout d’abord bien regarder la route et le dénivelé qui nous attend!

A bientôt

PS : Info de derniere minute, Jean faisant une inexplicable greve du pantalon malgre le froid (peut etre pour conserver son beau bronzage durement acquis et pouvoir exiber ses jambes aux premiers rayons de l’apres midi) a investi dans de magnifiques bas de grands mere bolivienne en poil de lama qu’il porte en complement de son short (photos inedites des que la connexion le permettra)

 

De nouveaux seuls sur la route, c’est dans une nouvelle partie de l’argentine que nous nous sommes engagés. Exit les vastes plaines agricoles, les lignes droites jusqu’a l’horizon, les villes à l’européenne et les argentins curieux et avenants. Le nord de l’argentine c’est pas le Pérou mais c’est presque la Bolivie.
Nous avons mis le cap en direction de l’altiplano mais c’est surtout la partie alti qui nous a occupée ces derniers jours (nous cherchons encore la partie plano, si quelqu’un sait ou c’est on est preneur !).

Après une petite journée dans la verdure entre salta et san Salvador de jujuy, nous avons attaqué les choses sérieuses avec du dénivelé comme si il en pleuvait et du vent de face pour pimenter le tout. Nos petite gambettes qui pourtant fêtaient leur 10000km dans la joie et la bonne humeur ont eut bien du mal à nous amener à destination. Notre vitesse moyenne s’établissant à un petit 12 km/h sur des journées de 5 heures… (Non nous n’avons pas oublié le frein à main).

Histoire de fêter ces quelques millions de tours de pédale comme il se dois, nous avons eut droit à un col à 3800m avec 60km/h de vent de face. Autant dire que avec nos 55kg de barda et notre aérodynamique de Volvo des année 80 (les plus pointus d’entre vous reconnaîtrons, pour les autres une recherche Google « Volvo 1980″vous donnera un bon aperçu) cela n’a pas été une mince affaire.
Le thermomètre accuse lui aussi le coup, avec du 7°c le matin au réveil dans notre petite chambre, dire que nous roulions en short t-shirt il y a même pas une semaine, en maudissant notre crème solaire chinoise dont l’efficacité se rapprochait plus du saindoux que de la cosmétique.

Mais il n’y a pas que le paysage qui a changé, la population a également beaucoup évoluée, avec des trais beaucoup plus andins (en même temps on est dans les Andes alors faut pas trop s’étonner hein), et un caractère bien différent de celui dont nous avions eut l’habitude jusque-là. Nous sommes ainsi passé de la catégorie « hôte » à la catégorie « étranger » ce qui complique un peu la tâche quand on arrive dans un petit village avec 4 rues à 3700m d’altitude sans le moindre hôtel et que la température extérieure est de 9°c avec 60 km/h de vent ! ( et que accessoirement il est 18h, qu’il n’y a rien à 30 km à la ronde et que on a bien cru ne jamais y arriver à ce foutu village!) mais tout est bien qui fini bien et nous avons pu trouver un toit pour la nuit à force de persévérance.

Nous voici désormais à Abra pampa, charmante petite bourgade perdue au milieu de…. La Pampa à 3500 m d’altitude avec tout autour des montagnes, du sable, des cailloux, des lamas et du vent. Buenos aires est bien loin et le village à des airs de western, les spaghettis en moins (ne reste que les indiens donc). Nous devrions gagner la Bolivie demain ou après demain (le vent se chargeant du résultat) et mettre le cap sur le sud Lipez et le fameux salar d’Uyuni.

A bientôt pour de nouvelles aventures remplies de lamas, de vêtement multicolores et de vent.

Aurelie et Jean

MAJ: suite à quelques problèmes de connexion, l’article est finalement partie de Bolivie, de Tupiza plus précisément ou nous nous apprêtons à passer une journée de repos après ces 7 jours de vélo ininterrompus.

Nous voici arrivé à salta, l’objectif est atteint, la boucle est bouclée (enfin presque pour André qui va refaire en 19h de bus ce que nous avons mis 3 semaines à parcourir).
Depuis que nous vous avons laissé la dernière fois il y a eut de la montagne, du soleil, de la viande, de la cote (de bœuf et tout court), du camping sauvage et chez les sauvages, du vin et surtout des paysages grandioses (André nous a dit être enfin content d’être la c’est dire!)
Pour reprendre dans le détail, nous avons quitté monteros pour nous lancer , sous le ciel gris, à l’assaut de la cordillère des Andes. Première journée à 1800m de dénivelé voilà qui permet de bien se remettre en jambe. A la forêt dense succède des montagnes pelées oú la seule végétation qui subsiste sont d’immenses cactus géants. Nous voilà au far west avec razmot transformé en joly jumper, le dépaysement est total après nos kilomètres de champs de maïs et nos troupeaux de vaches des semaines précédentes. Comme nous le disons souvent, nous n’attendons pas le soleil, nous allons le chercher et nous avions bien raison, une fois les nuages dépassés, un ciel bleu azur et un soleil radieux nous attendaient. Le deuxième jour nous continuons à monter encore et toujours jusqu’à une passe à 3100m où nous apercevons nos premiers lamas!! A cayafate nous prenons le temps de visiter un vignoble et de participer à une dégustation de vin (il vaut mieux ne pas trop en abuser car ici les vins tirent entre 14 et 15 degrés! Le lendemain les zigzagues n’étaient pas seulement dus à la route en lacets…) Pour finir, nous sommes entrés dans la quebrada, vallée fantastique suivant un rio, roches prenant toutes les formes et couleurs possibles, on se croirait au grand canyon. Le plaisir d’être là fait vite oublier les kilomètres de montée, vue magnifique, une des plus belle peut être depuis le début du voyage (encore qu’il soit difficile de trancher).
Pour finir, nous tenions à féliciter André que nous n’avons vraiment pas épargné pendant ces 3 semaines : camping dans un squat, douche dans la rivière, journée de vélo sous la pluie, sans oublier la vaisselle bien sur! Il a tenu le choc, toujours avec le sourire et nous a drôlement impressionné. Toujours le premier à aller papoter à droite à gauche dans un espagnol impeccable. Le premier levé aussi le matin pour aller nous acheter du pain frais (ça va bien nous manquer car je ne pense pas que Jean prenne exemple sur son père sur ce coup là!). Roulant à un rythme d’enfer, nous avions parfois du mal à le suivre.
Bref trois semaines très chouettes passées en ta compagnie, André, merci d’être venu nous accompagner pour un bout de chemin, cela nous a fait grand plaisir!
Pour nous la route continue, toujours vers le nord et avec toujours de la montagne au programme!!

Nous voici donc dans la magnifique bourgade de Monteros, au calme pour une journée de repos bien méritée après ces presque 600km en 6 jours avec au menu toujours du droit ,du plat, du champs et des 40 km sans la moindre âme autre que des ruminants à 4 pâtes. Notre moyenne de virage avoisinant toujours les 5 par jours en pointe !

Nous savons désormais pourquoi le bœuf argentin est si exceptionnel, c’est parce que les braves bêtes se régalent d’une herbe verte et tendre dans des champs qui se perdent largement au delà de l’horizon. Et pourquoi l’herbe est elle si verte ? Parce que il pleut beaucoup pardi!(enfin nos fins techniciens bretons qualifierais plutôt cela de crachin mais bon…).
Pas mal de gore tex donc ces derniers jours mais rien de bien méchant. Les paysages furent un peu répétitifs mais nous avons tout de même eut droit à quelques passages magnifiques, nous vous laissons le plaisir de découvrir cela dans la galerie ad hoc (enfin si elle marche …).

Nous avons même eut l’occasion de partager deux bivouacs avec un cyclo argentin en route pour l’Alaska sans le moindre sous (bon il lui reste encore pas mal de km quand même ….).

Nous avons également profité de ces quelques jours pour faire une démonstration à André de nos capacités culinaire en voyage avec au menu fajitas, œufs brouillés, haricots blanc saucisses (pas tout le même soir on vous rassure), le tout cuisiné au sans plomb 95 sur notre fidèle réchaud à essence. Le tout arrosé comme il se doit de quelques verres de Malbec ma fois forts plaisants

Il nous fallait en effet prendre quelques forces avant notre premier passage dans la cordillère des Andes au programme de la semaine prochaine.
Fini donc pour l’échauffement et place aux choses sérieuse avec quelques cols a 4 chiffre, Cap sur Cafayate avant de filer direction Salta. Les paysages devraient être à la hauteur des cols et il nous tarde de voir ça !

En route donc pour la montagne et félicitation à André qui après ces 1000 premiers km en Argentine semble impatient de passer les petits braquets !

A bientôt pour de nouvelles aventures

Aurelie, jean et André

Comme promis, nous laissons la parole à André pour les nouvelles de votre aventure même si l’écriture avec la tablette n’a pas été complètement dompté et du coup sous traitée, ah c’était quand même mieux à l’époque des télex.
 » Un si long silence après un précédent compte rendu qui vous a mis l’eau à la bouche !
Voilà 8 jours que nous pédalons !
La sortie de Buenos aires a été un peu compliquée, voulant rejoindre Rosario en train ou en bus, nous avons dut ré-emballer les vélos qui sont partis par camion de leur côté et nous par le train, d’un autre côté. Bref 8 heures de train pour 400km, et une nuit d’hôtel plus tard, nous avons récupéré les vélos et avons pris la route enfin à vélo !
Le temps, un peu pluvieux et frais ne nous a pas trop gêné.
Le plaisir de la route plate et des lignes droites sans un seul virage sur plus de 80km!
Quelques campings sauvages dans les parcs pour enfant avec balançoires et moustiques garantis.
Me voilà spécialiste de la vaisselle tandis que aurélie et jean préparent de bon petits plats ! Risottos et pâtes à volonté !
Mais soyons sérieux, les argentins sont d’une gentillesse sans pareil ! Plus proches de nos mentalités que de celle que nous prêtons aux sud américain.
Reçus plusieurs fois chez eux, nous avons partagé sur beaucoup de sujets.
Pour aurélie et jean, la langue n’est plus un problème comme en Asie.
Nous avons atteint córdoba dimanche et lundi, ce fut repas et visite.
Mardi nous sommes répartis pour le nord, a raison de 80 a 100 km par jour et pour le moment je ne les retardes pas du tout ! Le grand père suit, voir précède !( petit coup de polish NDLR ).
L’ambiance est excellente et nous n’avons aucuns problèmes !
Seul sous ma tente, je me sent un peu à l’étroit. 80cm de haut maxi côté tête, 60 cm côté pieds, 80 cm de large, pas question de bouger (c’est un peu comme un entraînement pour plus tard comme qui dirais …NDRL). Je tire mon chapeau à Guillaume (mon autre fils NDLR) qui a passé 3 mois ainsi en Chine.
Voilà pour mes premières impressions et j’espère que nous pourrons vous envoyer plus de nouvelles plus rapidement ! »

Voilà donc pour les nouvelles, qui comme vous pouvez le constater sont excellentes. Le changement par rapport à l’Asie est important et nous avons retrouvé le plaisir de communiquer avec les gens (et la possibilité de comprendre les panneaux routiers) ce qui ne nous était pas arrive depuis notre départ d’Istanbul.

A bientôt pour de nouvelles aventures

Aurelie, Jean et André.

Ps: et oui le bœuf argentin est vraiment exceptionnel !

Après 30h de voyage, 12 plateaux repas, 2 escales, 18 films, 2h de dodo et 12h de décalage horaire nous avons atterri a Buenos Aires avec tous nos bagages cette fois et même Razmot en bon état. Que demander de plus! Il faut dire que nous avions passe 2h a l’emballer consciencieusement dans l’aéroport de Hong Kong mais Qatar a juge notre chef d’oeuvre insuffisant et nous l’a emballe enterrement dans du carton a la chinoise, résultat un boudin de 3m de long intransportable. Mais bon, vu l’état du carton a l’arrivée, nous étions au final bien content de cette solution. Encore une fois nous n’avons rien paye pour le transport de notre cher monture, qui a dit qu’il était difficile de voyager avec un tandem??

Bref André réceptionné, nous voila parti a la découverte de Buenos Aires. Le moins qu’on puisse dire c’est que le changement est de taille par rapport a l’Asie, finie la chaleur étouffante de Hong Kong, les yeux brides (et oui première découverte les Argentins sont tout clair, nous nous fondons presque dans le paysage!), les problèmes de communication, la timidité, les crachats, les baguettes et le riz. Bonjour le beau ciel bleu, la convivialité, le tango, le vent, les patatas, le pain et LA VIANDE de boeuf en un seul morceau (énorme de préférence, genre un demi boeuf par assiette) . Buenos Aires est une ville étonnante, on l’a nomme la Paris de Amérique Latine et effectivement on ne se sent pas dépayse ici : grandes avenues, circulation civilisée, immeubles magnifiques de style haussmanien, on se croirait rentres au pays! Nous sommes vraiment étonnés du niveau de vie ici dans la capitale et nous profitons de ces quelques jours de visite pour faire le plein d’énergie (= viande et bière!) avant de reprendre la route.

En effet même si apprécions le confort de l’hôtel, le départ approche a grand pas. Nous allons dans un premier temps rejoindre Rosario en train pour nous éviter 300km de mono-culture inintéressantes. Nous prendrons ensuite la route (si si nous allons refaire du vélo un jour!) en direction de Cordoba pour remonter vers le Nord jusqu’à Salta près de la frontière Bolivienne. Le parcours se dessine doucement, en tout cas le temps est idéal pour pédaler, ni trop chaud, ni trop froid!

Pour tous ceux qui s’inquiètent, promis nous attendrons André (un peu) malgré nos mollets d’acier et notre troisième poumon durement acquis au Nepal.

Allez cette fois c’est promis on se remet en selle

Et comme les bonnes nouvelles arrivent toujours en groupe (comme les mauvaises), nous avons même rajoute quelques photos et remis en marche les photos chinoise, que personne il avait ose nous dire que elles marchaient pas (dites le si ça vous intéresse pas, on savait bien que vous les regardiez pas nos belles photos)

 

bientôt

 

Grosses bises

 

Aurelie et Jean (et promis la prochaine fois c’est André qui écrit, faut juste lui laisser le temps avec le clavier qwerty …)

Après ces quelques jours passes a Hong kong passes a attendre notre valise Nepalaise (comme elle etait un peu lourde a porter pour nous,notre compagnie aérienne nous a en effet permis de repartir de l’aéroport avec uniquement nos bagages cabines,la valise nous ayant ete livre le lendemain, le temps qu’ils la retrouvent …), faire du shopping (enfin racheter une tablette pour remplacer la malheureuse accidentée au Vietnam),et faire de la cuisine (merci Sarah pour le prêt de ta cuisine a nos expériences culinaires) nous voici pares a reprendre la route.

Nous arrivâmes a vélo par la Chine (et non a pied) et nous voici désormais pares pour repartir par avion de Hong Kong.

Il est largement temps pour Razmot de reprendre du service après presque 6 semaines passées sans le moindre coup de pédale. Avec comme premier objectif l’aéroport de Hong kong (et a vélo c’est pas le truc le plus simple …). Ne nous restera alors qu’a faire nos bagages et a nous envoler direction Buenos aires!

Fini donc l’Asie et place désormais a Amérique du sud et en bonne compagnie de surcroît André,le papa de Jean,nous faisant l’honneur de nous rejoindre pour quelques tours de roues.

Ne nous reste plus qu’a remercier encore une fois Sarah,notre hôte Hongkongaise qui nous aura rendu un sacre service en nous logeant nous et notre monture pendant tout ce temps.

A bientôt en Espagnol

Aurlie et Jean

Ça y est, nous voila de retour a Kathmandou après 23 jours de trekk, quelques couleurs en plus, quelques kilos en moins et une bonne odeur bien de la-bas. Tout de suite, quelques explications:

cote programme : nous avons réalisé avec succès les deux ascensions prévues. Une sacrée épreuve physique enfin pas pour tout le monde vu que nos guides chantaient a pleins poumons pendant la montée alors que nous, nous étions en train de les cracher (nos poumons). Enfin, un levé de soleil sur la chaîne himalayenne, ça vaut bien tous ces efforts!

cote température : nous avons eu froid et c’est peu de le dire, nous nous sommes littéralement cailles : dodo en chaussette et bonnet (oui oui jean aussi alors qu’il était en tee-shirt et caleçon, gros style garanti). Petit record a -6 degrés dans la tente au high camp du Lobuche Peak, il y avait du givre a l’intérieur de la tente! Nous étions sinon en moyenne a -2 -3 degrés la nuit dans les lodges, nos mega duvets « seschelles » m’ont paru de suite beaucoup moins chauds! Nous avons par contre bénéficié d’un temps magnifique pendant toute la durée du trekk (nous n’avons marche qu’un jour sous la neige, mais avec notre équipement nepalais : petite basket et pantalon de toile, c’était largement suffisant!) Le soleil s’en est donne a coeur joie le jour de l’ascension du Lobuche Peak, a tel point que nous en sommes revenus aussi marron que des nepalais pur jus. Sauf qu’au bout de 2 jours tout s’est mis a peler, formant une mosaïque rouge-marron sur nos joues et nos nez du plus pure style!

cote hygiène : nous avons au compteur 1 douche en 23 jours! nous avons juge préférable pour notre santé d’arrêter la toilette a l’eau a 0 degré après que je me sois transformée en schtroumph et qu’il m’ait fallu plus de 30 min en polaire, doudoune + bonnet devant le poêle pour arrêter de trembler et retrouver une température corporelle relativement normale. Le nettoyage a la lingette a donc pris le relais mais au bout de plus de 15 jours de ce traitement, nos chaussettes ont tout de même commence a sentir sérieusement le fromage de yak! les lingettes n’étant pas très efficaces pour le lavage des cheveux, je vous laisse imaginer nos tetes au matin du 14eme jour sans un goutte de shampoing!

cote santé : nous avions opte pour le choix du diamox qui nous a grandement aide a bien dormir (en moyenne 10 a 12h par nuit, l’hibernation nous guettait) et a réduire fortement le mal de tête. Il n’a par contre pas pu empêcher la toux et le nez en fontaine pendant toute la durée du trekk!

cote rencontre : nous étions en fait au tout début de la saison touristique (peut être que les autres savaient, eux, qu’il faisait hyper froid fin mars!). Bref, toujours est-il que nous étions la plupart du temps les seuls occupants des lodges! Nous avons tout de meme fait quelques rencontres sympas et il faut croire que l’on devait vraiment faire pitié car systématiquement les gens rencontres nous ont offerts des choses a manger : 20 ou 30 sachets de thé allemand, une noix de jambon lyonnaise (absolument délicieuse), du fromage de yak accompagne de pain français toaste! Un vrai régal a chaque fois, venant égailler nos menus quotidiens a base de riz, pâte, patate et lentille.

Mais si l’on met de cote toutes ces considérations purement matérielles et personnelles, ces 23 jours de trekk nous ont permis de nous plonger pleinement dans un univers incroyable, un monde sans voiture ou tout est transporte a dos d’homme ou de yak, un monde ou tout va lentement, ou le silence est roi, ou l’air est pur et la vie bien rude, ou le spectacle quotidien est fait de sommets enneiges, tous plus hauts les uns que les autres.

Ce fut une expérience rude mais belle, une véritable parenthèse dans notre voyage.

Le retour a Kathmandou nous a vite remis dans le bain : le monde, le bruit partout, la chaleur,…le temps du trekk est bel et bien fini.

Il est temps pour nous de réfléchir sérieusement a la suite du programme Lima –> Buenos Aires ou Buenos Aires –> Lima, André sera-t-il avec nous? Le compte a rebours avant Amérique Latine a commence!

A bientôt.

PS : Il faudra attendre notre retour a Hong Kong pour les photos car nous n’avons rien pris avec nous pour les transférer!

Ca y est, 48h après notre arrivée sur la Capitale Nepalaise ou nous nous fondons littéralement dans le paysage (le bronzage sans doute ou bien est ce la taille ?) , nous sommes fin prêts pour notre petite ballade dans les montagnes.

Bon, notre banquier doit penser que nous nous sommes fait voler nos cartes bleues mais bon, faut ce qu’il faut (ok Jean a peut encore fait un achat compulsif, sans doute grise par l’air pur de Kathmandu).

Nous voici donc beau comme des parisiens aux sports d’hivers avec pour aurelie des chaussures mauves, un pantalon gris, une polaire bleu layette (toujours fidele au poste), un bonnet vert et des moufles bleu roi, un vrai petit arc en ciel ambulant !

Nous embarquons demain direction Lukla par avion d’ou nous attaquerons notre petite aventure pédestres. Direction Le Imja Tse (ouais on parle couramment le N’épalais maintenant) dans un premier temps histoire de saluer Chomolungma (puisque on vous dit que on est bilingue). Nous poursuivrons ensuite vers le nord histoire de se faire une deuxieme ballade dans les nuages sur le Lobuche (bon celui la il a pas de petit non en Nepalais alors on peut pas faire les malins …). Mais que nos chères maman et belle maman se rassurent, pas de « Chuck Noris mode » (non Chuck Noris n’est pas un peintre, c’est plutôt un gars qui met les pieds ou il veut et même parfois …) sur ce coup, nous rejoindrons deux sherpas sur les camps de base le temps de la grimpette.

Voici donc venu le temps de l’entracte pour les messages sur le blog.

Nous serons de retour sur la capitale nepalaise le 12 avril prochain, d’ici portez vous bien et a bientôt pour de nouvelles aventures pleines de petits hommes trapus, de Tsampa et de montagne biensur !

 

Aurelie et Jean

Beaucoup de chose au menu aujourd’hui après cette longue période de silence (plus de 10 jours, un record !), alors c’est partit pour les news. Au menu du jour donc: du gris, du made in China, de la circulation, un peu de stress, du cuir, et beaucoup de gentillesse

Nous vous laissions donc il y a 10 jours avec un moyeu arrière en vrac et l’impression que voyager en chine c’est du gâteau. Fort heureusement les choses ont bien évoluées depuis.

Nous avons donc gagne Guangzhou apres 6 jours de vélo dans, il faut le reconnaître, des paysages un peu triste et un temps bien bien gris et humide (l’expression « temps Breton » ayant été bannie suite a une réclamation d’une partie de notre lectorat nourris a la crêpe au fromage quand il était petit). Un peu plus de 550 km dans les usines du monde sous le crachin et en compagnie des camions portes containers, c’est pas ce que l’on a fait de plus beau depuis le départ. D’autant que la route s’est fait quasi exclusivement sur des deux fois 3 voies avec un moyeu qui chaque jours était de plus en plus mal en point.

Mais les chinois se sont charges de mettre un peu de piquant dans ces jours mornes. En effet, nous avons découvert que tous les hôtels ne bénéficiaient pas de la possibilité d’accueillir des étrangers et avons ainsi essuyé jusqu’à 8 refus avant de trouver un toit pour la nuit. Fort heureusement, de charmants guides accompagnateurs traducteurs tout de bleu vêtus étaient la pour nous aiguiller dans nos choix et nous aider dans les démarches. Rien de bien méchant, juste du contrôle de routine comme on dis.

L’entrée dans Guangzhou a elle aussi été un peu épicée, d’une part par la taille de la ville en elle même (nous ferons près de 120km entre le début de l’agglomération et notre lieu de couchage), mais également par la densité du trafic routier, les échangeurs a 4 étages et 6 voies faisant passer la place de l’étoilé pour un simple manège a poney a la retraite. Alors forcement quand la flasque de notre rohloff décide de libérer un deuxième rayon sous la pluie au beau milieux du trafic  ça fait quelques émotions (Aurelie passant alors la barre des 120db haut la main).  Mais tout est bien qui fini bien et razmot nous amènera finalement a bon port ( on a quand même du retailler notre magnifique pneu chinois au couteau pour que la roue puisse encore tourner entre les haubans mais lui aussi tiendra bon).

Ne restait plus alors qu’a amener le malade a l’hôpital avant qu’il ne soit vraiment trop tard en espérant que la rigueur germanique soit fidèle a sa réputation. Les échanges avec le fabriquant allemand du moyeux furent tout de même un peu muscles : »Ach mais c’est impossibleu Herr Sanyas, la qualitaite de notre produit est infaillibleuh. C’est parce que fou n’afez pas mesure la tension des rayons afec un tensiometre,  c’est une erreur impardonableuh ! ». Il a donc fallu préciser a Herman que:

  • nous entretenions Razmot avec soins
  • que même si Aurelie partageait quelques attributs avec ses voisines allemandes, elle n’avait malheureusement pas hérité de leurs capacités a l’épaulé jeté
  • que même si sa merveille de technologie germanique elle a 14 vitesse, c’est quand même nos petits mollets qui sont au bout et qu’il nous était donc malheureusement impossible de prendre un desserte facom complète

Mais encore une fois tout est bien qui fini bien et les pièces de rechanges nous avaient précédé. Ils valent une petite fortune leurs moyeux mais le SAV est quand même a la hauteur. Tout cela fut cependant bien peu en comparaison de la gentillesse, de la disponibilité et du savoir faire des personnes du magasins de vélo en charge de la réparation. Car outre la remise a neuf de la roue arrière , Razmot a eut droit a 2 jours de soins intensifs. Nous avons notamment pu grâce a leur aide, solutionner notre problème de fourche, nous évitant ainsi un petit A/R de cette dernière avec la France lors de notre séjour au Nepal! Mais non content de sauver Razmot, Summer et son équipe nous ont également invite a manger le midi, nous ont amene dans d’autre magasin pour achetter des pièces détachés, nous ont raccompagne le soir chez notre hôte  le soir venu et nous ont même propose de nous loger ! Si avec ca le client n’est pas roi mandarin …

Le vélo de nouveau prêt a reprendre la route, nous avons alors quitte Guangzhou pour nos derniers tours de roue en Asie. Direction Hong Kong via Shenzen bay, toujours au milieux des usines du monde et des containers.  Le temps de prendre un bus pour passer le pont et un ferry et c’est sous le crachin que nous toucherons au but, 3 mois et 5000km après avoir atteris Bangkok. Pas de comité d’accueil a notre arrive, « juste » une personne qui ne nous connaissait pas mais qui, ne revenant que vendredi, nous avais laisse les clefs de chez elle sous le paillasson …

Il est désormais temps pour nous de ralentir l’allure et de changer le guidon pour les bâtons. Nous nous envolerons donc dimanche pour Kathmandou, sans Razmot qui se remet doucement de ses émotions et prend un peu de repos histoire d’etre en pleine forme pour de nouvelles aventures.

A bientot

 

Aurelie et Jean

 

Ps:

et le cuir dans tout cela me direz vous ? Non ni YMCA ni moustache, Jean a juste craque et préférant mettre de la crème sur le siège plutôt que sur le séant a change de selle. Exit donc la belle italienne ténébreuse et bonjour la belle et blonde selle en cuir. Bon pour le moment elle est aussi confortable et souple qu’une bûche de chêne en plein hivers mais bon c’est made in france alors… (et que l’on ne la confonde pas avec une anglaise, c’est du 100% made in vache normande monsieur)

Ces derniers jours marquent la fin de toutes nos certitudes…

Pas de soucis avec un Rolhoff (notre systeme de vitesses integrees dans le moyeu) c’est 100000km assures : nous en avons fait 7500, 5 fissures suspectes etant apparues, il nous faudra le changer a Guangzhou…

Les pneus marathon plus, les meilleurs du marche, garantis 10000km : apres 4500 (nous les avions change a Istanbul) nous venons de jeter notre pneu arriere, remplace par un modele chinois a 3 euros!

Avec un velo sur mesure, c’est le top, tu es sur de ce que tu as, aucun probleme : notre fourche va juste faire un petit aller-retour France-Hong Kong, les oeillets qui supportent le porte bagage s’etant litteralement arraches.

Les selles italia gel, le must pour du voyage longue distance : je suis en train d’attaquer la 4eme couche, bientot je serai assise sur la tige!

Le gorilla glass (ecran qui recouvre les tablettes) absolument incassable : une petite decente du coude d’Aurelie lui a ete fatal (fini le jeu des zombie pour Jean le soir apres les longues journees de velo!)

En Chine,c’est tres difficile de se faire comprendre, les chinois sont froids et distants : a coup de dessins et de gestes on parvient toujours a obtenir ce que l’on veut (surtout des raviolis vapeurs!), les sourires sont bien la et la volonte d’aider bien plus presente que dans d’autres pays traverses.

Bref malgre les soucis mecaniques qui marquent notre entree en Chine, nous allons de bonne surprise en bonne surprise, dans ce nouveau pays sur lequel nous avions tant d’apriori. Nous retrouvons les grandes villes avec de vrais supermarches ou Jean craque litteralement sur tous les articles qu’il voit (parti nous chercher un petit dej il est revenu avec du poisson seche, des saucissons et des cachuetes!) Nous nous regalons de raviolis (nous avons fait rigoler tout le personnel d’un resto en commandant des raviolis pour 10 personnes alors que nous etions juste tous les 2, et nous avons tout englouti!), de legumes sautes et de bouchees vapeurs, les kilos perdus ces derniers mois vont vite revenir. Nous sommes toujours l’objet d’une grande curiosite ce qui nous a valu un episode memorable au passage de la frontiere ou nous expliquions notre trajet futur a un douanier, Lima et Perou ne lui disant rien, nous avons tente South America, la ses yeux se sont illumines et il a dit : ‘Oh yes, Africa!’ Bon il faudra reviser les cours de geo, mais cela semble etre un probleme general ici car le mot France ne dit absolument rien a personne, en meme temps un pays de 60millions d’habitants qu’est ce que c’est…

Les kms defilent, dans une petite semaine nous serons a Guanzhou, esperons que le moyeu parti d’Allemagne soit au rendez-vous, de la il nous restera 2 jours pour rejoindre Hong Kong. La fin de l’Asie arrive a grands pas et nous regretterons au final de ne pas pouvoir rouler plus longtemps en Chine, qui l’eut cru…

 

A bientot

 

Aurelie et Jean

 

Ps: Bon par contre lemonde.fr ne marche pas du coup il est peut etre possible que Francois Hollande ait fait son coming out sans que l’on n’en sache rien …

Ps2 : Pas beaucoup de proposition de livres pour Jean, 5 mois a tenir encore

Un titre un tantinet provocateur mais gardons le suspens et commençons par le commencement.

Bon alors dans le dernier épisode nous étions sur Hanoi,  frais et reposes, prêts a partir a la découverte de la baie d’Halong.

Bon histoire de se préparer mentalement, nous avons fait un petit détour par l’île de Cat Bah, afin de rejoindre la fameuse baie par la voie maritime (ou presque). Après deux belles journées de pluie et de vent a vélo, nous avons eut la chance d’accéder a la baie sous le soleil et le ciel bleu, notre première éclaircie depuis 10 j ! Nous avons alors pu observer les pains de sucre sous le soleil couchant, y a pas a dire c’est quand même pas mal ( Ronan on a bien pense a toi et a tes rêves de jeune aventurier).

Une fois a bon port, nous restait plus qu’a partir en balade pour la journée histoire de les voir de plus près. Bon, les meilleures choses ont une fin et la visite s’est fait dans le brouillard. On vous cache pas que si vous imaginez être seuls a visiter un tel site, vous êtes bien loin de la réalité. Il faut plutôt voir ca comme un revival du débarquement avec des bateaux a moteur en guise de flottille et des chinois ( encore eux !) dans le rôle de GI. Tous les bateaux partant a la même heure et faisant exactement le même itinéraire, la visite des Îles et des grottes se transforme vite en danse de la chenille (avec quelques parties de marelle histoire de pas recevoir un délicat crachat sur les pieds). Bref vous l’aurez deviné, nous n’avons pas été franchement convaincus par cette petite escapade même si le paysage est il faut bien le reconnaître franchement magnifique. Enfin quand on pense que nous étions hors saison, nous avons un peu de mal a imaginer a quoi cela doit ressembler en version grande affluence.

Mais vous me direz, ou est le rouge et le noir dans toute cette histoire ? Patience patience, ça arrive …

Bref nous avons redecolle samedi matin direction Mong Cai et la frontière de nos nombreux amis chinois. N’écoutant que notre courage, nous avons alors opte pour le chemin des écoliers a travers une petite île ou notre carte n’indiquait pourtant pas de route… Ouais mais nous on est trop fort et la route nous l’avons trouvée, non sans avoir demande a une bonne demi douzaine de personnes qui toutes nous indiquaient la route nationale avec nos amis les chauffards Vietnamiens (eux aussi ce sont nos super copains, avec une conduite mêlant inconscience et volonté suicidaire). Bref nous insistons (nous sommes trop forts) et nous trouvons la fameuse route que même google maps il la connaît pas. Mode Chuck Noris active ! Même pas peur des énormes trous remplis d’eau qui parsèment le bitume, et nous avons bien raison parce que au bout de 5 km le bitume laisse la place a une petite route en ciment, qui d’un coup disparaît pour laisser la place a de la piste. Bon c’est pas nos premiers Km de piste alors on continu (on est trop fort). Bon et nous laissons alors la place a Nelson Monfort pour commenter nos superbes glissades dans la boue rouge (voila, on y est). Forcement ça commence a se compliquer, d’autant que la route joue aux montagnes russes. On avait un peu l’impression de remonter un bob sleig sur une piste verglacée. A tel point que nous devions décharger le vélo et monter les bagages et razmot séparément. Bref on était surtout trop mort quand nous avons enfin trouve un village ( 10 maisons, forcement vu l’état du chemin d’accès il fallait pas s’attendre a une megalopole). Bon au moins on aura réussit a bien faire halluciner des Vietnamiens qui nous ont vu débarquer couverts de boue sous la pluie accompagne d’un razmot dont les roues ne tournaient plus a cause de la boue accumulée dans les garde boue ( sur ce coup ils la gardaient vraiment bien la boue ces enfoirés).

On a du coup pu dormir dans la salle que le parti a gentiment mis a notre disposition, avec cadre de Ho chi Minh pour veiller sur nous et superbe expo de diplôme de on ne sait pas quoi (peut etre des aptitude a la decoupe a la faucille ou un truc du style).

Du coup ce matin, la pluie n’ayant pas cessée depuis hier soir, nous avons calme notre joie, mis un coup de boule a Chuck Noris et fait demi tour, avec l’aide de pas moins de 2 vietnamiens pour remonter Razmot (le village se trouvant en bas d’une bonne descente). On a au passage compris pourquoi les motos avaient des pneus crantes sur l’île et pas des pneus lisse comme partout ailleurs ….et malgré cela, la montée était bien rodeo pour elles aussi).

Ne restait plus qu’a retrouver la route la ou nous l’avions quittée hier, et  recouvrir notre couche de boue d’une belle couche de poussière de charbon, cette partie la du Vietnam etant un important bassin minier (et voila pour le noir).

Mais bon comme dieu existe et qu’il est super sympa, il nous a envoyé de la pluie pour le reste de la journée histoire que l’on soit propre a la fin de l’histoire.

Du coup, nous voici a Tien yen a 80 Km de la frontière que nous traverserons sans doute après demain pour profiter encore de la pluie et des chauffards Vietnamiens.

A bientôt

 

Aurelie et Jean

 

Ps: J’ai teste pour vous le coiffeur Vietnamien et le résultat est bien meilleur que celui de son homologue turc, des photos bientôt !

Après une semaine de route, nous voici déjà à Hanoï! Nous avons perdu plus de 10 degrés en l’espace de quelques jours, fini le bon bronzage caramel, bonjour le brouillard et la bruine. Nouveau pays, nouveau climat, et nouvelles habitudes que nous découvrons avec plaisir peu à peu. Voici quelques unes de nos découvertes :

Les casques de filles pour les scooters ont un trou pour faire passer la queue de cheval, ils ont des ponchos double capuche, pour quand on est deux sur le scooter (on réfléchit à investir pour nous sur le tandem!), ils mettent leur poncho par dessus le devant du scooter pour que leurs mains soient couvertes, ils ont donc des ponchos avec hublot pour le phare!

Nous avons enfin trouvé un pays à notre taille, ici on mange à des mini tables sur des mini chaises (Olivier si tu nous lis, ne va pas au Vietnam ou alors attend toi à manger (avec des baguettes) avec les genoux au niveau du nez, ça doit être un coup à prendre!)

La circulation est très technique et répond à des règles assez obscures : ne pas utiliser les vitesses sous peine d’user la boîte de vitesse, ne pas freiner pour ne pqs user les freins, par contre le klaxon no limite. Nous envisageons sérieusement de rouler avec un boule quies dans l’oreille gauche.

Jean est devenu amoureux du Vietnam depuis qu’il a découvert la BIA HOI, bière blonde pression vendue dans tous les bars des grandes villes à 30ct le verre (heureusement que nous ne resterons au final qu’une vingtaine de jours au Vietnam sinon je commencerais à m’inquiéter sérieusement sur ses capacités à conduire Razmot au quotidien!)

Camille, Valentin, le Vietnam n’est pas non plus pour vous (et encore moins pour Pixel), ici ils mangent du chien (on vous envoit très bientot les photos), on ne vous dira pas si on en a mangé ou pas histoire que l’on reste bons amis!

Nous avons découvert que les bufles, sous leurs apparences très robustes sont en fait des animaux très sensibles et fragiles, leurs cris ressemblent à des miaulements de bébés chats malades (sisi véridique, bientôt la vidéo de Jean faisant le bufle, il fait ça à merveille!!), et malgré les couvertures qu’on leur met sur le dos, ils meurent de froids quand les températures sont un peu rigoureuses (pas moins de 80 ces derniers jours, une hécatombe!)

Notre compréhension du Vietnam a fait un bon de géant grâce à Quynh, chez qui nous avons été accueilli pendant nos deux jours de pause à Hanoï. Visite de la ville, de pagodes, spectacle de marionnettes sur l’eau, cours de cuisine, petits achats (huile et graisse) et remise en état de Razmot. Bref ces deux jours ont été bien remplis et riches en découvertes. Nous sommes d’attaque pour reprendre la route demain direction la Baie d’Halong.

Comme vous le savez, bientôt Hong Kong, où nous allons refaire le plein de bouquins pour l’Amérique Latine (pour ceux qui ne le savent pas encore, Jean s’est mis à la lecture, il a lu plus de livre en 5 mois qu’en 8 ans depuis que je le connais). Bref nous sommes un peu à court d’idée donc nous faisons appel à vous pour nous donner des titres de bons bouquins qui égailleront nos longues soirées sous la tente. Les derniers en dates étant les Frison Roche pour Jean et les Bussi pour moi. On attend vos propositions, merci d’avance!

A bientôt

FILE0031 from Aurelie et Jean on Vimeo.

L’avantage quand on voyage a vélo c’est qu’il est possible de changer de programme en 5 min et 3 vomis.

5 min c’est le temps qu’il nous a fallu pour constater que la route que nous pensions emprunter pour relier luang prabang a la frontière vietnamienne nous réservait plus de 9 000 m de dénivelé positif qu’il nous fallait avaler en 7 jours, nos visas laotiens expirant sous 8 jours.

3 fois étant le nombre de vomis nécessaires à Aurélie pour vider intégralement son estomac (le solde étant évacué de manière liquide mais assise sur la cuvette et non a genou devant). Une petite intoxication alimentaire ayant quelque peu mis a mal ses capacites digestives.

Bref devant la forme olympique de la fine équipe et ce charmant programme, nous avons un peu change nos plans et décidé de prendre un bus afin de revenir un peu sur nos pas et de gagner phonsavan à 180 km de là.
Au programme donc 9 h de bus (oui oui, 20km/h de moyenne, quand on vous dit que la route tourne et retourne ….), avec pause toutes les heures pour remplir les jericans posés sur la banquette arrière (le réservoir d’essence n’étant apparemment pas reliés au moteur) et vider des sacs plastiques, les laotiens étant quelques peu incommodés par la route.
Nous restait alors a gagner le Vietnam en 2j, avec une dernière nuit dans un village et encore quelques km de belles montées.

Il nous a donc fallu faire des adieux rapides au Laos non sans un pincement au coeur apres plus de 30 jours a le decouvrir.

Nous voici donc au Vietnam depuis 2 jours ou nous commençons a prendre nos marques et ou surtout nous avons retrouvé la pluie, après presque 2 mois sans une seule goutte!
Honnêtement, un breton se sentirait comme a la maison, un fin crachin porté par le vent nous ayant accompagné toute la journée, ne manquait que les mouettes et la marée !
Nous voici donc a HA Son devant un bon chocolat chaud, ou nous reprenons quelques forces avant de finir cette journée sous la pluie. Cap sur Hanoï désormais que nous devrions rejoindre d’ici une petite semaine.

A bientôt en bottes et en ciré … jaune biensur

Ps :rassurez-vous-vous Aurelie a fini par reprendre du poil de la bette et a repris les baguettes comme il se dois.

Nous voilà bien arrivés à Luang Prabang après 5 jours de route, dont 3 avec de bons dénivelés (petit passage de col à 1600m)! Les paysages sont absolument sublimes : montagnes à la végétation très dense où s’entremêlent bananiers et autres arbres et plantes inconnus, formant une véritable jungle, cultures en terrasse avec toutes les teintes de verts possibles, petits villages perchés sur des crêtes,… Le nord du Laos est magnifique et nous sommes bien contents d’avoir pris un peu de rabe pour voir cette partie du pays!
Ces derniers jours nous ont apporté leur lot de rencontres et de découvertes. Que ce soit dans nos assiettes, où nous avons eu la surprise de trouver des bébés poussin dans nos oeufs (et oui ici ils mangent des oeufs fécondés !). Sur la route, où nous avons croisé quotidiennement 4 ou 5 cyclos: Allemands, Anglais, Chinois, Français, Espagnols, notre carnet de contact se rempli grand train. Ou enfin le soir venu, lorsque, ne trouvant pas de temple, nous avons décidé de planter la tente dans un minuscule village de montagne. Au programme démo de plantage de tente, de gonflage de tapis de sol, de déballage de duvet devant un public d’une vingtaine de personnes très attentives!
Comme le marathon de Venise nous avons encore une fois bien choisi notre période pour arriver à Luang Prabang. En effet cela coïncide avec le nouvel an chinois donc leurs semaines de vacances annuelles. Vous ne saviez pas où vont les chinois pour leurs vacances (nous non plus il y a encore quelques jours!) et bien ils envahissent la Laos par convois entiers de 20 30 voitures, des mini bus, des vans, des autobus. Résultat ils remplissent absolument toutes les guest bouse de la ville! Nous avons mis plus de 1h30 et demandé à pas moins de 25 établissements avant de dénicher une chambre!
Pour la suite c’est repos visite aujourd’hui, bien mérité car le retour de la montagne a été rude pour les jambes (malgré le nouveau plateau de razmot installé pour l’occasion). Nous avons fait pas loin de 50km de montée avec un total de 4000m de dénivelé cumulés en 3 jours (petit entrainement pour ce qui nous attend en Amérique latine!) Et demain cours de cuisine pour ne pas changer les bonnes habitudes!
A bientot !

Nous voici a Vientianne depuis maintenant deux jours confortablement installés en bord de Mekong histoire de prendre un peu de repos avant de partir en direction du nord et des montagnes.
Voici donc le retour de notre cher ami le dénivelé après il est vrai près de 1800 km de calme plat.
Nous continuons notre tournée inspection des monastères même si il est vrai que nous avons opte pour un hôtel dans la belle capitale de poche du Laos, c’est un peu plus cher mais c’est aussi plus calme.
Nous en avons profite pour faire un peu de shopping, Aurelie s’étant lassée de sa polaire et l’ayant du coup laissée sur la sacoche arrière sans l’attacher. Bon on vous cache pas que trouver une veste polaire dans un pays ou il fait 20 degrés mini, c’est un peu comme chercher un débardeur en Siberie, c’est possible mais on a moins de choix dans les couleurs … du coup la nouvelle polaire d’Aurelie est bleu layette ! (ce qui semble parfaitement s’accorder avec la poussière ocre qui nous accompagne chaque jours).
Nous avons également fait rallonger un peu nos visa Laotiens histoire d’avoir le temps de passer a Luang Prabang pour prendre quelques cours de cuisine, la capitale Laotienne ne nous ayant pas permis de trouver cours a notre palais. Et puis comme ça nous aurons l’occasion de se faire un ou deux cols supplémentaires histoire de parfaire nos fessiers de rêve et de voir une dernière fois le coucher de soleil sur le Mekong.
Mais vientiane c’est aussi le point médian de notre périple en Asie et le compte a rebours pour Hong Kong a commence.
Enfin il nous reste quand même 2000 km et deux pays a traverser.
Alors histoire de fêter comme il se dois cette première moitié, voici en exclusivité notre première video de voyage, bon en version brute de décoffrage mais garantie 100% sans effets spéciaux !
A bientôt donc pour de nouvelles aventures en monte.
Aurelie et Jean

 

Passage de rieviere en route vers Champasak from Aurelie et Jean on Vimeo.

Apres 4 jours de route nous voici arrives a Thakhek. Un petit jour de repos le temps d’une lessive, d’un bon nettoyage pour Razmot et d’une mise a jour du blog et nous reprenons la route demain.

Ca y est, nous avons pris notre carte de fidelite pour les nuits chez les moines avec le supplement premium qui nous permet de beneficier par ci par la d’un petit dejeuner (riz,viande, omelette a 8h du mat’), ou d’un moment de priere avec eux.

Le Laos est bien plus developpe que le Cambodge du moins quand il y a des habitations car nous traversons des zones plutot desertiques et il nous arrive de temps en temps de nous retrouver absolument seuls sur la route (a part quelques buffles dans les champs alentours). Le rythme des repas y semble encore plus strict qu’au Cambodge et nous avons bien failli faire un ramadan surprise un soir ou toutes les cantines etaient fermees des 19h! Heureusement il nous restait notre roue de secours, les nouilles chinoises sur le rechaud, que nous avons mange en tete a tete avec les Buddhas dans notre monastere du soir.

En parlant de roue, notre Razmot a encore fait des siennes, nous avons eu notre premiere casse de rayon. Heureusement vite reparee. Usure normal d’apres le mecano Jeannot mais en raisonnant comme ca ils sont donc potentiellement susceptibles de tous casses maintenant, je ne sais pas si ca me rassure beaucoup ca!!

Nous ne nous lassons pas encore des fo (a prononcer feu) que l’on nous propose sans exception tous les midis. Il s’agit d’une soupe de nouille de riz avec quelques bouts de viande et pouces de soja flottant dedans. Ils proposent systematiquement ca aux etrangers car c’est le seul plat suffisament neutre et peu epice pour etre apprecie par nos palais delicats.

La temperature se fait plus fraiches et nous serions presque tentes d’adopter la mode d’ici : chaussettes dans nos sandales! mais nous resistons encore un peu, notre bon bronzage en prendrait un coup!

Pour la suite du programme, 4 jours de route pour rejoindre Vientiane ou nous esperons bien pouvoir prendre des cours de cuisine Laotienne (et apprendre a faire ce fameux fo!!)

PS : nous avons reussi l’exploit de separer totalement la menthe et le chocolat des after eight alors voici en exclusivite, rien que pour vous, la recette de cet etrange phenomene. Tout d’abord bien emballer vos after eight avec du film plastique etirable pour eviter qu’ils se fassent manger par les fourmis. Puis garder les au fond d’une saccoche dans une chambre a 30 degres en moyenne. Continuez par quelques jours de velo au soleil. Et voila, vous optenez des after eight intacts, sans une goutte de menthe a l’interieur, magique non?! bon nous n’avons pas encore trouve de solution ideale pour conserver la menthe qui elle s’est repandue partout dans la boite, la recette doit encore etre optimisee….

 

 

Nous voilà de retour de notre petite escapade de 3 jours en mobylette. Bilan :
– Aurélie a appris à conduire cet engin à moteur et à vitesse! Une grande expérience!
– nous n’avons écrasé ni chien, ni chèvre, ni vache, ni cochon. Bien que certains aient essayé de se jeter sous nos roues
– le paysage défile beaucoup plus vite et du coup c’est plus dur de faire des photos en route! Par contre pas de mal de fesse et beaucoup moins de fatigue le soir
– nous avons assisté à une torréfaction de café au wok sur un feu en direct
– nous avons rencontré pas moins de 8 français et 2 suisses
– nous avons vu plein de belles cascades
– nous nous sommes aperçu qu’il était possible d’avoir froid au laos (c’est sur quand on ne pédale pas!)
Bref 3 jours bien chouettes mais après moultes réflexions nous avons décidé de ne pas échanger razmot contre un engin à moteur et de continuer notre voyage à vélo ! !(ouf razmot est rassuré !)
A bientôt

Ps: jean est complètement rétabli, il reboit même de la bière !
Ps2: merci à tous pour vos messages même si on ne prend pas le temps d’y répondre individuellement.

Et oui, voilà déjà 4 mois que nous sommes mariés, 3 que nous sommes partis et 5 000 km que razmot nous accompagne ! Tous ça en 24h, ça méritait bien un article.

5 000 km, l’âge de raison pour ainsi dire pour notre fidèle monture même si nous avons plutôt l’impression que ce sont nos fesses qui se sont adaptées aux selles et non l’inverse. L’heure aussi des premières cicatrices, les deux œillets soutenant le porte bagage avant ayant cassés tous deux à quelques jours d’intervalle ! Nous avons donc dû rafistoler avec les moyens du bord (enfin surtout avec ce que contenait notre trousse à outils) et il est fort probable que nous profitions de notre petite escapade au Népal qui se profile après Hong-Kong pour renvoyer la fourche en france afin de faire procéder aux réparations qui s’imposent (mais si un de nos lecteurs a une adresse de soudeur disposant d’un bon savoir faire et d’un poste au tig au laos ou au Vietnam ….)

Mis à part ces quelques tracas techniques nous avons pleinement profités et appréciés nos premiers jours au Laos avec au programme :

•un petit séjour dans les 4000 îles à regarder couler le Mékong depuis notre hamac accroché au bord de l’eau (et oui la vie est dure ),

•une vrai grosse dysenterie pour jean qui a eut droit à la panoplie complète (glaires, sang, fièvre et antibiotiques miam miam !!),

•140 km de piste mémorable le long du Mekong (sans doute les km les plus beaux que nous ayons eut l’occasion de parcourir depuis le départ), avec des passages bien typés VTT mais avec surtout des villages, des paysages et passages extraordinaires. Promis nous mettrons des photos prochainement, mais pour se faire une idée il suffit de prendre le chemin de hallage le long du canal du midi, de remplacer les platanes par la jungle, le canal par le Mékong, les champs par les rizières, de rajouter des ponts de bambous et de bois, de décorer avec une miriade de petits villages et d’assaisonner avec des nuées d’enfants qui vous disent bonjour et vous y êtes, enfin presque. 

•notre première nuit dans un temple boudiste, accueillis par des moines mi vêtus mi hilares de nous voir débarquer avec tout notre barda. Avec en bonus une salle de bain avec vue sur le Mékong (enfin c’était plutôt une planche de bois à raz de l’eau mais il faut bien avouer que se doucher au soleil couchant au bord du Mékong, ça vaut son pesant de bol de riz!)

Bref, une bien belle entrée en matière et déjà de sacrés souvenirs, nous sommes impatients de découvrir la suite !
La suite justement ce sera 3 jours sur le plateau des Bolovens, à l’est de Paksé où nous passons la nuit ce soir. Avec au programme trois jours de balade à la découverte de plantations de café, de cascades, de villages ethniques et de paysages magnifiques. Et histoire de changer, nous échangerons notre bolide à pédale pour un bolide à carburateur.

A bientôt donc pour de nouvelles aventures arrosées au sans plomb et d’ici la profitez bien !

Aurelie et Jean

Demain ce sera notre dernier jour au Cambodge, après 20 jours à y pédaler du nord au sud et du sud au nord ce sera donc notre plus longue période passée dans un seul pays jusqu’à présent. Voici donc quelques conseils pour tout voyageur intrépide qui souhaiterait s’y rendre ou quelques éléments qui nous ont marqués. Bref voici le Cambodge by Aurélie et Jean!

Comment compter?
Pour dire 1 au Cambodge il faut lever soit l’index soit le petit doigt (ils ont une grande préférence pour le petit doigt) mais surtout pas le pouce qui veut dire ok! Cela peut entrainer quelques situations comiques lorsqu’il s’agit de commander ou de choisir des fruits…

La mode vestimentaire
La grande classe ici est de porter le haut et le bas exactement identiques avec des motifs floraux ou encore mieux des canards ou tout autre type de personnage. Le tout est toujours très coloré et ressemble très fortement à un pyjama! Le must c’est de l’accompagner avec des tongues et des chaussettes pour tongue (imaginez des moufles mais pour pied, avec juste le gros orteil séparé !) nous on adore et on voudrait bien importer la mode en France du coup on ouvre les commandes : qui en veut???!!

Le rythme de vie
Les cambodgiens se lèvent très tôt (5h). Le repas de midi se prend à 11h et celui du soir à 18h30. Du coup il faut être réactif car passé 20h il est quasiment impossible de trouver une cantine ouverte pour manger. Et à 21h tout le monde dort! Il est conseillé de suivre ce rythme de vie car le cambodge est un pays bruyant : entre les chiens, les coqs (qui ne chantent pas juste au lever du soleil non non ici c’est 15 fois par heure à partir de 5h!!), les mariages et les enterrements (on a du mal à différencier les deux car dans les deux cas ils plantent une grande tente dans la rue et mettent la musique à fond pendant 3 jours!).

La circulation
Le tout est de se déplacer lentement mais avec détermination que ce soit en vélo comme à pied. Personne ne s’arrête pour te laisser passer mais ils calculent leur trajectoire en fonction de la tienne donc il ne faut surtout pas hésiter (sinon c’est là que ça se passe mal!)

Les moyens de transport
Razmot a révélé ici sont grand potentiel comique en soulevant plus d’une fois des fous rire sur son passage. Ils rigolent de nous voir à deux sur un vélo alors que eux sont 5 ou 6 serrés comme des sardines sur une mobilette! Et que le minimum à vélo c’est deux (il y a toujours quelqu’un aussi sur le porte bagage!)

L’accueil
Le premier mot que doivent apprendre les petits cambodgiens doit être hello. Nous en entendons une bonne cinquantaine par jour et il n’est pas rare qu’ils courent à notre rencontre pour nous le dire de plus près lors de notre passage. Par contre quand nous avons le malheur de nous arrêter là la communication devient souvent plus compliquée.

La communication
Effectivement quand il s’agit de communiquer il faut savoir que les cambodgiens ne prononcent pas les « ce » à la fin des mots. France devient donc Fran, rice devient ri, et dance devient dan. Une fois que l’on a compris cela tout devient plus clair! Enfin pour les comprendre car pour se faire comprendre que l’on dise rice ou ri ils ne comprennent pas!!

Les couches
Les cambodgiens ont résolus ce gros problème polluant, c’est cul nu pour tous les petits jusqu’à ce qu’ils soient propres. Chères jeunes mamans nous vous proposons de tester avec vos chers chérubins !

Les mystères
Il reste encore quelques mystères non résolus à ce jour. Les mamans cambodgiennes doivent posséder un remède miracle (nous soupçonnons fortement l’huile de coude) pour faire revenir les habits de leurs enfants. En effet il faut savoir que ici la terre est rouge partout, les routes non goudronnées donc la poussière ocre est omniprésente. Pourtant les uniformes des enfants (pantalons bleus et surtout chemise blanche, qui a bien pu avoir une telle idée?!) sont absolument immaculés ! Nous avons beau récurer (à la brosse à dent on fait avec ce qu’on a!!) nos tee short tous les soirs cela fait bien longtemps qu’ils ont perdu leur blancheur originale!!
Autres mystères (et là nous faisons appel à vous si vous avez des connaissances en la matière) ils ramassent, pèlent, coupent et font sécher sur le bord des routes des espèces de racines brunes à l’extérieur et blanche à l’intérieur et …. nous ne savons pas ce que c’est ni ce qu’ils en font!! Nous avons pensé à du manioc mais ils n’en consomme pas (et il y en a des kg et des kg des fois étalés sur des km le long des routes)

Voilà quelques aspects du cambodge qui nous resterons en mémoire. Quoi qu’il en soit nous avons beaucoup aimé ce pays, les gens et les personnes que nous y avons rencontrées. Il restera comme une bonne étape de notre voyage.

Ps: merci pour vos réponses nombreuses au sujet des crèmes solaires pour rassurer les inquiets aucun lien avec nos derrières endoloris (qui ne le sont pas tant c’est juste pour le titre de l’article, je vous laisse deviner qui l’a trouvé….) c’était juste un simple questionnement de notre part car on trouve notre crème indice 50 très efficace pour nos petites peaux fragiles exposées au soleil 24h/24 et on se demandait si il existait plus que ça, c’ est tout! Mais merci d’avoir éclairé nos lanternes.

Merci à tous pour vos messages nombreux qui nous font toujours autant plaisir.
A bientôt

Un petit coucou depuis kratie ou nous avons trouve un peu de wifi pour vous dire que tout va bien. Les intestins sont réparés et nous avons entames depuis deux jours la remontée fulgurante direction le laos en suivant le Mékong. Nous sommes ravis de retrouver la campagne cambodgienne avec toujours de si beaux paysages : cocotiers, maisons sur pilotis, bugle dans les champs, rizière, et bien sur les nombreux hello qui rythment nos journées ! Hier nous nous sommes offerts le luxe de manger une version riz soufflé dres chocapic pas mal du tout!! Du coup voyant notre appétit vorace un gars nous en a offert pas moins de 8 paquets, voici les prochains petits dej assurés ! !
Gros bisous et a bientôt pour de plus longues nouvelles!!

PS : une question nous divise (toujours pendant nos longues heures de discussion sur razmot) jusqu’à combien peut aller les indices de crème solaire?!? (Oui il s’agit d’une question capitale on sait!!)

Un petit coucou depuis kratie ou nous avons trouve un peu de wifi pour vous dire que tout va bien. Les intestins sont réparés et nous avons entames depuis deux jours la remontée fulgurante direction le laos en suivant le Mékong. Nous sommes ravis de retrouver la campagne cambodgienne avec toujours de si beaux paysages : cocotiers, maisons sur pilotis, bugle dans les champs, rizière, et bien sur les nombreux hello qui rythment nos journées ! Hier nous nous sommes offerts le luxe de manger une version riz soufflé dres chocapic pas mal du tout!! Du coup voyant notre appétit vorace un gars nous en a offert pas moins de 8 paquets, voici les prochains petits dej assurés ! !
Gros bisous et a bientôt pour de plus longues nouvelles!!

PS : une question nous divise (toujours pendant nos longues heures de discussion sur razmot) jusqu’à combien peut aller les indices de crème solaire?!? (Oui il s’agit d’une question capitale on sait!!)

Bon avant nos petites nouvelles traditionnelles, nous vous souhaitons déjà une bonne et heureuse année 2014 !

Une fin d’année sur les chapeaux de roue pour notre petit équipage avec entre autre une super soirée avec des cyclos coréens qui sont sur la route pour 3 ans (tout de même ), une salle de classe comme hôtel d’un soir, et une bonne grosse tourista pour tous les deux  (c’est beau le mariage, on partage tout ! On se prend même des petits smecta en tête a tête ).
Une fin d’année avec fanfare et trompettes si l’on pui dire mais une saint silvestre on ne peut plus calme, les cambodgiens n’ayant pas l’air de changer leurs habitudes (dodo 19h) pour fêter la nouvelle l’année (en même temps le premier n’étant pas un jour férié ils se lèvent comme d’habitude à 5h… ). Nous avons même eut du mal à trouver à manger à 20h30 après notre apéro smecta. Pour vous dire tellement les lumières étaient intenses sur la place du marché, nous avons réussit à confondre une soupe de riz avec un joyeux mélange de glace pilée de lait concentré de lait de soja et de fruits. Forcément quand tu commandes la même chose que les gens de la table à coté et que tu as mal regardé tu as parfois des petites surprises ! 
Nous sommes donc arrivés à phnom penh en 2014, non sans avoir cassé (et donc réparé) de nouveau la même vis du porte bagage et sans avoir mâché quelques kg de poussière.
Notre premier jour dans la capitale khmer fut tout de même bien rempli, nous avons en effet pu lancer notre demande de visa vietnamien sans la moindre difficulté (et sans même avoir à mentir en plus !) et nous avons offert un coup de car bicycle wash à notre fidèle destrier avec savonage et tout et tout.
Demain repos bien mérité, nos petits soucis intestinaux nous ayant quand même beaucoup fatigués avant d’attaquer samedi une journée entière de cours de cuisines.

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Bon alors pour rappel, la semaine dernière nous vous laissions juste avant la frontiere Cambodgiene, trois jours avant Noël qui s’annonçait plutôt en version tete à tete.
Oui mais ça c’était avant que Adrien et ses josettes (http://josette-tic.com) nous donne le contact de Martin (http:/www.youtubecom/watch? v=AXkrZE30 PC4) et du coup les choses ont un peu changé…
Et voilà comment nous nous sommes retrouvé à planter notre tente à Sisophon dans un centre d’enfants du Mékong (http://www.enfantsdumekong.com) au milieu des enfants et des salles de classe pour notre première nuit au Cambodge. Bon on a quand même cru devoir camper avant de toucher au but, le passage de la frontière nous ayant pris plus de deux heures et demie (il eut bien été possible de le raccourcir un peu moyennant quelques dollars petites filouteries, le VIP pass comme ils disent) mais au final nous nous sommes contenté de rouler deux heures de nuit …
Une journée de repos au centre nous ayant convaincu de passer Noël entourés d’enfants, sur les conseils de Martin et Adrien, nous avons profité des deux jours nous en séparant pour faire une petite escapade à Banteay Chmar à 60 km de pistes le temps d’une nuit. Ces quelques km ont été l’occasion pour nous de découvrir un peu le Cambodge et pour Razmot de manger quelques kg de poussière en version Paris Dakar ! Beaucoup de poussière, beaucoup de soleil et encore plus de sourires tout au long de la route. Razmot a même fait sensation au village, certaines personnes voyant un tandem pour la première fois !
Pour notre premier Noël loin de nos familles, nous avons donc eu l’immense plaisir de partager un repas avec près de 150 personnes regroupées pour une sorte de kermesse spectacle organisée par la paroisse de Sisophon. Repas qui s´est terminé par une sorte de boom où nous avons même eu l’occasion de chanter petit papa Noël devant tout le monde ! Bref un Noël pas comme les autres que nous garderons longtemps en mémoire, si tant est qu’il ne nous sera pas donné tous les ans de danser sur du Psy le 24 au soir !

Après ce 24 mémorable, le 25 ne fut pas en reste non plus, le papa Noël nous ayant également offert notre première grosse réparation sur le vélo. Une vis maitresse du porte-bagage avant ayant eu la bonne idée de casser au ras du cadre… fort heureusement, cela s’étant produit lors d’un resserrage préventif au centre d’enfants du Mékong, nous avons pu « opérer » dans de bonnes conditions !

Mais le 25 fut également l’occasion de rencontrer un Cambodgien prof de Français, qui voyant notre drapeau français flottant fièrement au vent, nous a abordés. Nous avons ainsi pu partager quelques km avec lui, juste à cote de sa moto. Il se trouve que notre professeur de français était également éleveur de crocodiles ! Nous avons donc eu droit à une visite privée de son jardin, occupé par plus de 150 crocodiles attendant d´être transformés en sacs à main et autres au Vietnam! Nous avons même eu droit à des dents souvenirs !
Nous sommes donc à Siem Reap depuis maintenant 2 jours ou nous profitons des incroyables temples d’Angkor !
Départ prévu après-demain direction Phnom Penh que nous devrions gagner début 2014.
D´ici la profitez bien et bonne année bien sûr !

 

Et oui le velo en Thailande aura ete express! en a peine trois jours nous aurons rejoint la frontiere que nous traverserons donc demain dans la journee!Nous avons quitte Bangkok avec plaisir, non sans avoir ete pris au milieu d’une enorme manifestation! moment assez epique mais tout s’est passe pour le mieux (peut etre sommes nous apparu dans le journal TV du soir au milieu du cortege???) Les conditions climatiques sont bien nouvelles pour nous, le matin nous nous tartinons de creme solaire (operation que nous repetons un grand nombre de fois dans la journee vu nos belles peaux de parisiens!), le soir nous nous tartinons d’anti moustique et avant de nous coucher de Biafine!!! Fini la pluie et les gore tex, nous roulons desormais en short, tee-shirt, sandales et lunettes de soleil! La ville a laisse place a de beaux paysages de rizieres et de palmiers. Difficile de croire que Noel est dans 4 jours, ici pas de sapins, de decos, ni de pere noel, le 25 decembre est un jour comme les autres…

Nous retrouvons des sourires chaleureux et des petits gestes d’attention qui nous ont manque pendant notre semaine a Bangkok, un dessert offert ce midi, une pasteque sur le bord de la route cette apres-midi… nous rentrons a nouveau dans le voyage avec grand plaisir!

La Thailande me surprend, c’est un pays bien developpe que j’aurais bien visite plus profondement! Je pense que la difference va etre grande avec son petit voisin le Cambodge. Nous avons hate d’y etre, il parait que certaines personnes parlent encore le francais! Nous verrons bien…

Petites infos complementaires :

– pour le lien que Jean vous a mis sans plus d’explication dans le dernier message, il s’agit d’un article sur nous qui est sorti dans un journal local en Turquie! Effectivement lors d’une soiree avec nos hotes warmshowers, nous avons ete interviewes par une de leur amie, journaliste!

– pour la reponse (qui date un peu) concernant la probabilite de se retrouver a un concert de jazz en Bulgarie la reponse etait absolument aucune vu les peripeties pour en arriver la!! Nous nous sommes leves le matin au milieu d’un champ dans le brouillard le plus complet. Arrives a Plovdiv, la toilette de Razmot nous a fait loupe les heures d’ouvertures de l’office du tourisme (10h-15h). N’ayant pas de carte de la ville, nous sommes condamnes a errer dans les rues afin de trouver un hotel. Nous trouverons finalement un cafe avec un ordi connecte a internet. Jean recupere l’adresse d’une guest house pas chere, le gars qui tient le cafe lui en donne une deuxieme. Nous tentons celle du gars, elle est pleine mais on nous renvoie vers une autre, qu’on ne trouvera jamais (forcement, on nous a indique la direction opposee!). Du coup on abandonne et on decide d’aller a celle que Jean a reperee. On y arrive mais elle est completement vide, nous ne sommes pas emballes, nous repartons. Nous en trouvons une autre, je vais demander, c’est ok! mais lorsque je reviens, Jean est en pleine discussion avec Dimitri qui nous propose au bout de 5min de venir chez lui! 10min plus tard Razmot est en gardiennage chez un antiquaire et nous un verre a la main a la fete du vin avec sa maman et ses amis, puis repas tous ensemble dans sa maison avant de repartir pour une soiree jazz. Pas mal hein??!

Déjà une semaine que nous sommes sur Bangkok et il est grand temps pour nous de reprendre la route, après deux semaines et demi sans presque aucun coup de pédales (la rouille guette razmot et l’embonpoint nous menace !)

Mais cet arrêt n’aura pas été vain puisque nous sommes désormais les heureux propriétaires de deux magnifiques visas de 30 jours a destination de la Chine et ce depuis ce matin ! et oui tout viens a point a qui sait attendre. Le vendredi 13, jour de notre dépôt, nous aura donc porte chance. Et comme une bonne nouvelle ne viens jamais seule nous avons également obtenu nos visa pour la Cambodge non sans quelques péripéties et l’aide de Helene qui nous a gentiment « prêtée » sa carte bleu, les nôtres nous étant de faible utilité pour cause de système de vérification … par SMS (merci 3D secure !)

Ces quelques jours d’arrêt nous auront également permis de réviser notre cuisine Thaie avec 4h de cours de cuisine et des essai culinaires plus ou moins réussit (la soupe d’hier s’étant revelee être bien musicale puisque uniquement dédiée aux abats (avec dans le désordre poumons, fois, rognons, cervelles et autres parties délicates soigneusement triées sur le volet), bref un grand moment de ramadan surprise !

Nous en avons également profite pour visiter Bangkok et ou l’agitation nous a semble bien calme et localisée dans une zone.

Bref, Tout est donc bien qui finit bien et il nous tarde un peu de quitter notre guest house boitte de nuit et Kao San Road pour gouter au calme et a la douceur de la campagne direction le Cambodge et Siem reap (mais qu’y a t’il donc dans cette belle ville ???) ou nous passerons Noel.

A bientot pour de nouvelles aventures avec baguettes !

Aurelie et Jean

PS: en bonus (enfin surtout pour ceux qui ne sont pas encore devenus nos fan sur Facebook), un petit lien surprise http://www.babaeskigundemgazetesi.com/haber-detay.php?haberid=2147245

Bon alors suite au refus categorique des autorites chinoises a nous delivrer un visa depuis Istanbul et suite a la fermeture du consulat du Vietnam a Istanbul (depuis 2 ans… on avait juste oublie de nous le dire), nous avons revu et corrige nos plans pour la suite des evenements.
Premier indice, on y conduit a gauche
Non ce n’est pas l’angleterre (meme si il s’agit bien d’une monarchie)
Deuxieme indice, on y mange bien
Non nous ne sommes pas rentres en France
Troisieme indice, nous sommes en short
Non nous n’avons pas vendu Razmot pour partir aux seychelles
Quatrieme indice, c’est un peu un retour aux sources pour l’un d’entre nous
Non nous ne sommes pas a Cherbourg (cf reponse 2)
Dernier indice, la couleur du roi est egalement la couleur preferee d’Aurelie
Jaune pour ceux qui l’ignoraient
Alors….
Et oui nous voici en Thailande, a Bangkok plus exactement afin de retenter notre chance au grand jeu du visa chinois (un vendredi 13 en plus)
La Thailande ou Razmot est arrive sans encombre apres une belle escale au Caire, sans une egratignure et sans un centime de supplement (amis tandemistes, voyagez avec Egyptair !). En fait c’est trop facile de voyager avec un tandem….
Bon on s’est quand meme pointe a l’aeroport 6h avant le vol, apres avoir eut la chance de faire nos 20 derniers Km en Europe sous la pluie et sur de la 2×3 voies, les infrastructures aeroportuaires ne comprenant pas trop de voies d’acces pour les velos ….
On a mis bien 2h a emballer le velo au milieu de l’aerogare mais tout est bien qui fini bien et nous avons meme reussi a gagner Kao San Road a la force de nos petits mollets sans carte et de nuit…
L’objectif est donc desormais de gagner Hong Kong en louvoyant a travers le Cambodge, le Laos et le Vietnam avant de filer au but a travers la Chine (si toutefois nous gagnons nos precieux sesames au grand jeu du Visa Chinois).
On vous envoie bien du soleil !

a Bientot

Aurelie et Jean

Voici quelques nouvelles bien fraîches de nos deux sportifs. Nous venons de passer deux jours intensifs à leurs côtés et nous pouvons vous garantir qu’ils tiennent une forme olympique !

Nous nous sommes retrouvés vendredi soir dans un appartement loué dans le quatier historique de Sultanahmet. Puis nous sommes partis manger dans une cantine du quartier de Galatasaray, particulièrement animé en soirée. Les cantines présentent le double avantage d’offrir un repas complet pour une somme plus qu’honorable et de présenter tous leurs plats à la vue des clients, ce qui est très appréciable lorsqu’on ne connaît pas la gastronomie turque !

Samedi, la pluie ne nous a pas démotivés et nous sommes vaillamment partis à la découverte de Sainte Sophie, cette mosquée colossale et magnifique, incontournable du cœur d’Istanbul. Nous n’avons pas pu enchaîner sur la Mosquée Bleue, les muezzins venant d’appeler les fidèles à la prière. Heureusement nous avons pu nous mettre au chaud et au sec dans un petit restaurant typique pour manger des pide (sorte de pizza en forme de barque) tout en se faisant offrir du thé en quantité et une boisson à l’eucalyptus (du goût de certain mais jugée épouvantable par d’autres…). Après un deuxième échec d’horaire (les musulmans prient vraiment souvent), nous avons enfin pu admirer les faïences de la très belle et réputée Mosquée Bleue. L’après midi s’est terminée au Grand Bazar et au marché aux épices où nous avons tentés d’être raisonnables…

Dimanche le soleil était revenu, bien que le thermomètre flirtait avec des températures polaires (c’est un peu exagéré mais nous n’avons vraiment pas eu chaud…). Grâce à un décollage matinal, nous avons pu boucler en une matinée la visite de l’immense palais Topkapı avec ses kiosques, ses jardins, son trésor, ses expositions splendides, son harem et ses faïences admirables… Transits, nous avons fait escale dans une cantine pour reprendre des forces. Puis une randonnée énergique nous a permis de nous réchauffer en traversant une partie de la ville pour aller visiter l’église Saint-Sauveur-In-Chora et ses mosaïques byzantines les plus réputées du monde.

Nous profitons d’un instant de répit avant d’aller partager notre dernier repas ensemble pour tenter de vous envoyer quelques effluves orientales. Les expériences culinaires de ce weekend ont été diverses et variées : sandwich au maquereau grillé, pains au sésame, pois chiches grillés, loukoums, sahlep, pâte au sésame et pistaches grillées au sésame (quand on vous disait que c’était varié), künefe, sans oublier les fameux baklava qui font saliver Maman dès qu’elle aperçoit l’ombre d’une pâtisserie. On vous laisse trouver vous-mêmes ce qui est une entrée, un plat ou un dessert dans la liste ! Pour vous aider, un baklava peut tuer un diabétique.

Bref un weekend intense, un vrai dépaysement à 3 heures de Paris.

A bientôt pour de nouvelles aventures en version originale cette fois !

 

 

La famille Enjalbert / Guillot

Famille Enjalbert / Guillot

 

İl nous aura donc fallu pres de 7 semaines pour gagner la porte orientale de l’Europe et Istanbul par la meme occasion.

Une arrivee sous le beau temps, par le grande porte et la grande route, avec une bonne quantite de faux bourg (forcement 13 millions de personnes ca prend un peu de place) en 2×2 voies pour s’echauffer avant d’attaquer les choses serieuses: de la 2×6 voies limitee a 70km/h (principalementpour les skates boards, les voitures se confortant aux loies de la mechanique des fluides qui il faut le savoir permet un flux dense de s’ecouler a une vitesse largement superieure). Pour se faire une idee, il sufft d’ajouter  une voie de bus a la gauche et deux voies de sorties a droite au periph un lundi matin qund ca roule bien, le tout avec un Razmot charge et le tout arrose genereusement de pollution. Bonne nouvelle egalement pour tous ceux qui envisageaient l’accquisition d’une voiture stambouliote, les comodos de clıgnotants ont de grandes chances d’etre a l’etat neuf ! Malheureusement pas trop de souvenirs de cette arrivee, la co-pilote n’ayant pas souhaite lacher le guidon pendant le trajet… la mauvaise joueuse !

Enfin bref, Razmot est chez la nounou temporairement (jusqu’a que nous lui ayont trouve une place en plus confortable, ı.e. gratuite …) et nous echangeons les pedales pour les pagaies quelques jours histoıre d’aller ramer dans les meandres des administrations consulaires qui nous n’en doutons pas nous reservent de belles rencontres et de belles surprises en uniforme !

İl est en effet l’heure pour nous de prendre notre envol en direction de l’Asie, Honk Kong plus precisement, le temps de trouver une enveloppe assez grande pour Razmot et les deux places d’avions qui vont avec.

Pas de Nepal donc, les probabilites de voir les hauts cols fermes pour cause de neige etant trop importantes comptes tenu de la periode, mais ce n’est que partie remise et nous trouverons bien quelque chose a faire a la place…

C’est donc partit pour le marathon administratif et les photos d’identites, heureusement que Jean est passe par la case coiffeur avant hier !

Et pour tous les fans qui revaient de le voir en version turque ou barbu, il en a egalement profite pour passer chez le barbier … ( avec poils d’oreils brules au briquet svp, la grande classe !)

A bientot pour de nouvelles aventures sans velo et avec des moustaches, on est en Turquie quand meme !

Aurelie et Jean

Nous attaquons deja le dernier pays de notre premiere etape de voyage! ca passe vite! Istanbul nous semblait loin! et vendredi ca y est nous y serons!

Deja fini les yaourts bulgares et cette langue incomprehensible en alphabet cyrillique! Nous avons traverse la frontiere hier sous une pluie battante qui ne nous a pas quittes de la journee. Notre premier contact avec la Turquie fut donc un bon the et une soupe offerte par le proprietaire du restaurant de la station service qui a eu pitie de nous en nous voyant arriver trempes et transis (6 degres annonces au termometre et 94km au compteur)!

Apres une bonne nuit a l’hotel nous revoila partis a peu pres secs mais la pluie nous rattrape encore au bout de 30km. Jean etant parti faire les courses je garde razmot sous la pluie quand une tasse de cafe au lait bien chaud me tombe dans les mains! Decidement la Turquie est un pays magique! Ce sera finalement en bus (et oui nous avons craque) que nous rejoindrons notre ville etape du jour ou nous attend notre hote warmshower (qui pour Alain est un reseau d’accueil entre cyclo pour offrir une douche chaude et un toit!)

Nous attendons donc l’heure du rendez vous et en profıtons pour donner quelques nouvelles dans un cyber cafe ou on vient de nous offrir ….une tasse de the!!!

 

Bonjour a tous,

Nous voici desormais en Bulgarie, a Plovdiv plus exactement pour notre petite pause de la semaine histoire de reprendre notre souffle avant la derniere ligne droite menant a Istanbul qui se raproche a grands pas.

Toutes nos excuses pour nos longs silences radio mais il semblerait que les cyber cafe ne soient pas aussi nombreux que nous l’imaginions, en meme temps qui serait capable d’indiquer un cyber cafe a un etranger dans la ville ou il habite alors qu’il a internet dans sa poche en permanence ?

La montagne vient de laisser sa place a de vastes plaines agricoles pour le plus grand plaisir de nos petits mollets. La route entre la Macedoine et la Bulgarie nous ayant servi quelques passes a plus de 1000 m et meme un petit passage par une station de ski ! Les temperatures ont bien baissees mais heureusement nous avons encore eu droit a double ration de rencontre pour nous rechauffer !

Niveau cuisine, les yaourts bulgares ont remplaces les burecks et nous avons meme eu l’occasion de faire une tournee de degustation de vins bulgares hier (promis nous ferons un point vin prochainement dans la rubrique cuisine!)

Razmot pete la forme et a meme eu droit a son cadeau des 3 000 km un peu en avance avec un lavage complet et un recurage en profondeur avec huile neuve et tout et tout.

Et une fois n’est pas coutume, c’est a vous d’ecrire et de calculer quelle etait la probabilite pour qu’en quittant notre champ en bordure de nationale a 10h du matin en plein brouillard nous nous retrouvions le soir accoude au bar d’une boite a jazz en train de deguster un trio piano,contre basse, batterie une biere a la main. A vos claviers ! et n’ayez pas peur de contredire la statistique pour plus pencher pour le destin… Reponse au prochain episode !

PS:  avec beaucoup de retard, un tres tres grand merci pour tous vos voeux d’anniversaire!

Apres 2 jours et 2 nuits en Albanie, nous rejoignons la macedoine en traversant un petit bout du Kosovo.
Nous avions une assez mauvaise image en tete de ce pays et nous ne savions pas a quoi nous attendre. Nous avons ete tres surpris de decouvrir un pays au niveau de vie apparement plus riche que l’Albanie et avec des habitants toujours assez accueillants et aimables. Tout au long de la journee par des gestes simples et des rencontres, nous avons pris conscience de cette relation a l’autre dans ce pays si differente de celle que nous connaissons en France. Deux hommes nous ont arretes en route pour nous offrir du raisin qu’ils venaient de cueillir. Nous avons rigole avec des petits garcons qui gardaient les vaches et qui etaient tres interresses par Razmot. Le soir, pour aller manger a pied en ville, nous longions une petite route dans le noir, une camionette nous a propose de nous prendre. Comme ca tout simplement, nous ne demandions rien, il nous a juste permis de ne pas marcher 15min dans le noir et le froid. Enfin dans le petit boui boui ou nous avions decide de manger, Jean discute en allemand avec un homme le temps que nos assiettes arrivent, en partant il nous dit qu’il nous a invite et qu’il a paye nos repas.
Nous nous etonnons de ces gestes genereux, faits si simplement, cela est deroutant et nous fait nous interroger sur la relation aux autres que nous avons chez nous. Plus on est riche et moins on donne?!
Depuis une semaine nous avons l’impression de commencer un autre voyage. Esperons que cela continue ainsi. A peine le temps de se rejouir de nos instants passes au Kosovo et nous entrons en Macedoine. Pour l’instant nous n’en connaissons que la capitale, difficile donc de se faire un avis sur ce pays, nous verrons dans les jours qui viennent…

Nous sommes donc en Albanie depuis 2 jours maintenant et le contraste est saisissant avec la Croatie et le Montenegro que nous venons de quitter. Le centre du pays est plutot montagneux et ca se ressent au niveau de la temperature, nous allons bientot devoir rentrer nos belles jambes bronzees! Deja les gants longs ont remplaces les mitaines.
Les deux derniers jours ont ete riches en rencontre, apres la nuit passee avec Celine et Benoit, nous avons donc attaque notre etape de montagne avec comme objectif de rejoindre Puka. Les albanais n’etant pas tres fort en estimation de km on nous a annonce 3km alors qu’il nous en restait plus de 16km a 16h30 passe, le soleil se couchant a 17h nous n’avons donc sans surprise pas atteint notre objectif pour la nuit. Nous avons donc demande a une ferme si nous pouvions planter la tente dans le jardin et a notre grande surprise la famille nous a invite pour la nuit! Un moment unique riche en decouverte surtout pour notre estomac tout etant produit sur place, vin et fromage compris! Une super soiree.
Aujourd’hui c’est reparti pour la montagne et encore une fois sous les bons conseils des Albanais nous n’aurions jamais atteint notre cible (plus que 20km avant Kukes,en fait il en restait au moins 40!!) Bref heureusement une camionette est passe par la et a eu pitie de nous. Hop en deux deux Razmot etait embarque a l’arriere direction Kukes. Dans la foulee le conducteur nous propose de passer la nuit chez lui. Douche chaude, connection internet, discussion en anglais grace a sa fille de 12 ans parlant un anglais excellent, bref une belle soiree en perspective et une journee d’anniversaire inoubliable pour Jean.
L’Albanie nous ravie par ses paysages et par la gentillesse et le sens de l’hospitalite de ses habitants. Ce pays marque vraiment un tournant dans notre voyage! Esperons que la suite soit aussi riche en evenements!!!

Bonjour a tous,

Apres un passage eclair de 2 jours et 2 nuits au Montenegro, nous voici en Albanie pour quelques jours.

Nous sommes en transit a Shkoder et nous nous apretons a gagner Kukes demain soir si la montagne et nos petites jambes nous le permettent.

Tout va pour le mieux, le beau temps est parmis nous et nous  avons partages une super soiree hier avec un couple de cyclo Francais de retour d’un periple d’un an en Afrique.

A bientot pour de plus amples nouvelles,

Ciao

 

Aurelie et Jean

 

Décidément, nous avons plutot de la chance avec nos jours de pause, comme a Zadar ou nous avions eu de la pluie en continu, nous nous levons aujourd´hui sous un bel orage et une pluie battante. Pas tres pratique pour visiter la ville mais au moins nous évitons une journée de pluie en vélo et ca c´est plutot pas mal! Pour demain, normalement c´est le retour de la bura, le vent du Nord, plus froid mais qui amene le beau temps.

Nous avons fait aujourd´hui notre premier cours de cuisine Croate, vous en trouverez le récit dans la partie cuisine du monde.

Notre séjour croate touche a sa fin. Notre impression de ce pays est mitigée. Nous n´avons traversé que sa partie touristique et meme si les paysages de la cote sont magnifiques (surtout sous le soleil), tout reste uniquement tourné vers le tourisme et il est difficile d´y faire des rencontres. Nous avons découvert un pays qui se développe a vitesse grand V, il y a des constructions partout aussi bien les maisons (pour construire de nouvelles chambres pour accueillir des touristes) que les routes.

Nous avons hate maintenant de découvrir le Montenegro.

 

Ca y est nous sommes arrives en debut d´aprem a Dubrovnik! Ou nous fetons nos 2000km! Toutes les auberges de jeunesse repérées étaient fermées mais heureusement le bouche a oreille a bien marché, deux francais avec un gros vélo cherche un endroit pour faire dodo et hop 5 min plus tard quelqu´un venait nous chercher pour nous amener dans une petite auberge de jeunesse fort sympathique! Il faut dire que le centre ville de Dubrovnik est grand comme un mouchoir de poche, totalement entouré de remparts et constitué de petites ruelles tres pentues en escaliers. Donc encore une fois nous ne sommes pas passés inapercus avec Razmot!

Les quelques jours depuis Trogir se sont bien passés, nous suivons toujours notre cote croate et sa route n°8 (depuis plus de 700 km maintenant!). Il y a pas mal de montées-descentes et nous avons la plupart du temps le vent dans le pif mais le soleil nous accompagne! Nous commencons a avoir de magnifiques marques de bronzage short, tee-shirt, chausette et meme mitaines de velo (top canon!!) Il fait chaud en journée et tres doux le soir, temps idéal et nous pensons bien a vous sous la pluie et le froid!

Nous n´avons pas rencontré grand monde ces derniers jours, les camping étant totalement déserts, voire fermés en cette période de l´année! ce qui nous permet de réduire notre cout de logement, un responsable de camping tres sympathique nous ayant offert la nuit, c´est le deuxieme cette semaine!

Ces derniers jours ont tout de meme étaient marqué par notre rencontre avec Thomas, un cyclo francais parti il y a 2 mois de Géorgie et regagnant Grenoble. Nous avons passé une super soirée en sa compagnie, a parler voyage dans un champ d´olivier ou nous avons passé la nuit! Il nous a d´ailleurs parlé de la Bulgarie avec beaucoup d´enthousiasme et nous allons peut etre reétudier notre itinéraire jusqu´a Istanbul pour passer par du plus plat… C´est a l´étude!

Demain cours de cuisine croate (sans la toque qui est malheureusement resté a Montpellier!!) et mardi nous reprenons la route direction le Montenegro.

bisous a tous

 

Aurelie et Jean

Déja un trés grand merci pour tout vos messages que nous devorons a chaque connection ! Un grand merci également a tous les participants au grand jeu du yaourt a la figue, la victoire étant atribué a Jean, Aurélie soutenant mordicus qu’il nous fallait manger que des yaourts a la figue vu qu’il n’y en a pas en France !

Sur ce, nous voici en direct de Trogir, en transit (il est seulement midi) direction Split et Dubrovnik que nous devrions rejoindre samedi soir ou dimanche selon le bon vouloir de la cote Croate (i.e. de la quantité de montés rencontrées).

Le soleil a finalement décidé de nous accompagner depuis 36h et nous roulons gaiement en sa compagnie depuis notre départ de Zadar avant hier. Et ces quelques rayons de soleil nous permettent outre d’entretenir notre beau tein halé de découvrir la cote Croate et sa mer turquoise sous un nouveau jour !

Les plus intrépides se demandent sans doute ce que nous faisons a une telle heure sur internet, la réponse étant que nous attendions une réponse pour des cours de cuisines sur Dubrovnik et la bonne nouvelle est que nous enfilerons le tablier lundi prochain pour confectionner autre choses que des pates sur un réchaud !

Bref deux jours de pause en perspective sur Dubrovnik et promis nous tenterons de trouver 5 min pour vous mettre quelques photos.

Sinon le moral est au beau fixe, hier nous ayant permis de rencontrer un couple d’anglais a la retraite en voyage a velo depuis 5 mois et meme de tomber sur le proprietaire d’un camping qui nous a laissé son camping pour la nuit a l’oeil.

C’est un go pour la partie de téléphone arabe Enjalbert.

@ ce we pour de nouvelles aventures.

Aurélie et Jean